Installation de Laure Prouvost à la Biennale de Venise 2019
Installation de Laure Prouvost à la Biennale de Venise 2019
Installation de Laure Prouvost à la Biennale de Venise 2019 ©Getty -  Simone Padovani/Awakening / Contributeur
Installation de Laure Prouvost à la Biennale de Venise 2019 ©Getty - Simone Padovani/Awakening / Contributeur
Installation de Laure Prouvost à la Biennale de Venise 2019 ©Getty - Simone Padovani/Awakening / Contributeur
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Résumé

Alors que la 58ème Biennale d'art de Venise s'est ouverte le 11 mai, la vidéaste et plasticienne Laure Prouvost a investi le pavillon français. Elle nous parle de son installation tentaculaire, immersion dans un univers aquatique et sensuel.

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Vois ce Bleu profond te Fondre (Deep See Blue Surrounding You). C'est le titre choisi par Laure Prouvost pour son installation au pavillon français dans le cadre de la Biennale de Venise cette année. Une oeuvre construite autour d'un film, retraçant un road-trip qui part de Nanterre, en passant par Roubaix et le Palais Idéal du Facteur Cheval dans la Drôme, pour finir à Venise dans la pavillon français. Une destination qui l'a conduite à une forme d'introspection, à la fois collective et individuelle. La projection du film occupe la pièce centrale de l'exposition. Elle est entourée de deux autres pièces, au travers desquelles le spectateur, qui s'immerge dans un environnement aquatique, a l'occasion de créer son propre univers.

Lilloise issue d'une famille franco-britannique, Laure Prouvost a fait ses études en Angleterre et y a connu ses premiers succès en tant qu'artiste. Un mélange de culture qu'elle cherche perpétuellement à rendre dans son travail, notamment par un jeu sur les différentes langues, et qui prend une tonalité particulière quand il s'agit, comme à Venise, de représenter une nation.

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Je suis un peu de partout. J'aime bien l'idée d'être un oiseau qui vole entre les frontières.

L'occasion aussi pour l'artiste de donner sa conception de l'art, tournée vers les sens et non vers l'intellect, à l'image de la pieuvre (motif qui traverse l'installation de la Biennale) qui a le cerveau dans les tentacules. Laure Prouvost voit donc d'abord ses installations comme des expériences sensorielles amenées à marquer le spectateur.

J’aime bien quand mes films sentent mauvais, quand ils font mal. Je pense que l’art peut traduire des émotions de façon très différente.

34 min

Extraits sonores : 

Références

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
Henri Le Blanc
Collaboration
Maja Neskovic
Production déléguée
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Marie Plaçais
Réalisation
Oriane Delacroix
Collaboration
Milena Aellig
Réalisation