Marco Martella
Marco Martella - DR
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Écrivain et jardinier, Marco Martella dirige la revue "Jardins". Dans "Fleurs" (Actes Sud, 2021), il fait entendre au lecteur des conversations qu’il a eues avec d’autres jardiniers, mais aussi des poètes, des artistes, des écrivains, dans le cadre d’entretiens menés pour sa revue.

Avec

Marco Martella, écrivain-jardinier d'origine italienne, est membre du conseil scientifique de l'Institut européen des jardins et paysages. Depuis 2010, il dirige la revue Jardins (éditions des Pommes sauvages). Ses ouvrages, publiés sous son nom ou sous hétéronymes, Le Jardin perdu (Actes Sud, 2011), J_ardins en temps de guerre_ (Actes Sud, 2014) et Un petit monde, un monde parfait (éditions Poesis, 2018), ont été traduits en italien et en espagnol. Dans Fleurs (Actes Sud, 2021), il fait entendre au lecteur des conversations qu’il a eu avec d’autres jardiniers, mais aussi des poètes, des artistes, des écrivains, dans le cadre d’entretiens menés pour sa publication.

Je me trouve souvent à raconter des histoires de gens qui jardinent, touchent les plantes et la terre: raconter ces histoires nous permet de parler de choses essentielles. La mort, la peur et la fascination de la mort, l’amour, l’érotisme, la solitude. Les thèmes éternels de la littérature. (Marco Martella)

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Emily Dickinson, Gilles Clément, Annamaria Tosini : ils ont peu en commun, si ce n’est, nous explique Martella, d’avoir tous rencontré la “poésie des fleurs” et la “splendeur de la nature”. C’est cette poésie que nous raconte Fleurs, quand les jardins deviennent tout à la fois miroir de leur concepteur, consolation, et héritage. 

Ils ont en commun d’avoir exploré le jardin, et plus que le jardin, le végétal. C’est un lien très étrange, assez puissant, au-delà de l’idée convenue que la beauté des fleurs nous fait du bien. Ils ont un rapport plus complexe et créatif avec les choses et avec le vivant. (Marco Martella)

Marco Martella est un habitué de la mystification littéraire : il a beaucoup joué avec la frontière entre réel et imaginaire, et publié, en prétendant en être seulement le traducteur Le jardin perdu sous le nom de Jorn de Précy et Jardins en temps de guerre sous le nom de Teodor Cerić. Teodor Cerić, c’est un nom qui revient dans Fleurs, puisqu’il s’adresse depuis l’au-delà à l’écrivain espagnol Enrique Vila-Matas, lui-même un artisan du faux-semblant, pour lui raconter son jardin en Bosnie, aussi sensuel que l’Alhambra, et qui vu de l’autre côté de la vie, révélerait sa nature profonde: un cimetière le jour et un parc d’attraction la nuit.

Le chapitre a été conçu avec Enrique Vila-Matas, je n’ai fait que traduire ce qu’il avait écrit en espagnol. (Marco Martella)

33 min

Extraits sonores

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
Chloë Cambreling
Chloë Cambreling
Chloë Cambreling
Production
Thomas Beau
Réalisation
Henri Le Blanc
Collaboration
Oriane Delacroix
Collaboration
Jean Bulot
Collaboration
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Valentine Alloing
Collaboration
Caty Reneaux
Collaboration
Jeanne Aléos
Collaboration
Marianne Chassort
Collaboration