"Les Passagers de la nuit" (Mikhaël Hers, 2022)
"Les Passagers de la nuit" (Mikhaël Hers, 2022)
"Les Passagers de la nuit" (Mikhaël Hers, 2022) - Pyramide Films
"Les Passagers de la nuit" (Mikhaël Hers, 2022) - Pyramide Films
"Les Passagers de la nuit" (Mikhaël Hers, 2022) - Pyramide Films
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Résumé

Le réalisateur Mikhaël Hers nous plonge dans les années 80 à travers la chronique familiale d'une mère et de ses deux adolescents. Son film "Les Passagers de la nuit" sort en salle le 4 mai.

avec :

Mikhaël Hers (Réalisateur).

En savoir plus

Mikhaël Hers est réalisateur de long-métrages très personnels et n’obéissant à aucune esthétique revendiquée. De Memory Lane (2010) à Ce sentiment de l’été (2016) et Amanda (2018), des motifs reviennent : la thématique du deuil, une certaine sensibilité et une vision du monde, un souci de la lumière et du grain dans l’image.

Son nouveau film, Les Passagers de la nuit (en salle le 4 mai), chronique de sept ans, commence lors de l'élection de François Mitterrand en 1981. Elle montre les échecs, les réussites et le quotidien d’Elisabeth (Charlotte Gainsbourg) et de ses deux enfants adolescents, Matthias (Quito Rayon-Richter) et Judith (Megan Northam). Elisabeth, quittée par son mari, doit trouver un travail, joindre les deux bouts et même refaire l'apprentissage des rencontres amoureuses. "J'avais envie depuis très longtemps de faire le portrait d'une femme de 50 ans qui est quittée" nous dit Mikhaël Hers. Un jour, elle fait la rencontre de la jeune Talulah, qui participe à l'émission de radio de nuit dans laquelle elle travaille. Prise dans la drogue et vivant dans la rue, la jeune fille est peu à peu intégrée à cette famille. La vie, dans ce film et comme dans tous ceux de Mikhaël Hers, est le principal sujet.

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Un film où la musique et l’usage d’archives réelles de l’époque donnent à voir un certain imaginaire des années 1980. Mikhaël Hers souligne son désir dans ce film de revisiter les années de son enfance "à l'aune du présent", et non pas dans la culture d'un "paradis perdu".  En outre, nous dit-il, les années 80, "ça passe beaucoup par les voix" : celle des grands noms de la radio d'alors, comme Macha Béranger ou Jean-Charles Aschero ; celle de Pascale Ogier, actrice de Rohmer qui apparaît à l'écran dans Les Passagers de la nuit et qui semble hanter le personnage de Talulah. Pour interpréter cette dernière, Noée Abita semble même s'être inspirée de la diction de l'actrice.

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Extraits sonores :

  • Pascale Ogier, France Culture, "Le cinéma des cinéastes", 1984 
Références

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
Thomas Beau
Réalisation
Henri Le Blanc
Collaboration
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Oriane Delacroix
Collaboration
Lucas Bretonnier
Collaboration
Anna-Livia Marchaison
Collaboration