Portrait de Philippe Sollers, 2008
Portrait de Philippe Sollers, 2008 ©Getty - Ulf Andersen
Portrait de Philippe Sollers, 2008 ©Getty - Ulf Andersen
Portrait de Philippe Sollers, 2008 ©Getty - Ulf Andersen
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Le romancier, essayiste et éditeur publie un nouveau roman, justement "Le Nouveau", chez Gallimard en mars 2019.

Avec

Dans ce roman, Philippe Sollers prend le large à bord du Nouveau, un bateau baptisé ainsi par votre arrière-grand-père Henri, clin d’œil au Nouveau Monde... Cap sur le souvenir. Entre généalogie familiale et retour sur l’Histoire, on y retrouve aussi la littérature, la traduction, l’amour, dieu et la transgression...

Parmi les qualités pour faire du bateau : il faut être très attentif au vent. Sinon, vous ne comprenez pas la navigation, surtout à voile. Il faut être très sensible au coup d’œil. Voilà les qualités que j’ai avec un stylo : le sens du vent. 

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Quoi de neuf, donc  ? 

Il y a plein de nouveautés, mais pas beaucoup de Nouveau. Vous avez 500 livres qui paraissent. Hélas, hélas, ils ne sont pas nouveau du tout (...) La nouveauté consiste à prendre du recul et à se ressourcer de très loin. Homère est très nouveau, la bible est très nouvelle ce matin

« Edna a été une catholique distante, Henri un voyageur magicien, Louis un libre penseur sportif, Lena une catholique humoristique, Pierre son mari un athée discret. » Que tient-il donc de chacun d'eux ? 

Il y a une transmission génétique, généalogique. Je me sens marin, je me sens écrivain (j’écris tout à la main), je me sens exilé comme si je venais de l’autre patrie qu’est la mienne.

Gide, Pascal, Joyce, Freud, Yeats, Céline, Proust, ou encore Shakespeare, se côtoient, renaissent dans ce roman. 

C’est les vivants qui me semblent de plus en plus morts, et les morts de plus en plus vivants. Je suis attentif, j’écoute le silence et la voix des morts. Tout cela m’est transmis directement avec les livres, comme si l’auteur était ici, à côté de moi.

Shakespeare permet de comprendre où sont les refoulements humains, c’est pour cela que ça intéressait tellement Freud. Comment se fait-il qu’il y ait eu un auteur comme cela ? 

Hitchcock disait : « Je décris un innocent dans un monde de coupables ». Mon absence de sentiment de culpabilité, c’est que j’ai une très vive appréciation du monde, et de la société, qui est pourrie de mensonges.

33 min

Extraits sonores : 

  • David Grossman / La Grande table / 06 octobre 2017 
  • Peter Brook / Heure bleue / 15 mars 2018 
  • Jean-Pierre Richard / Musicalité du discours / 1977
  • Bande Annonce conversation entre Philippe Sollers et Jean-Luc Godard / éditions APRES / 21 novembre 1984

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
Henri Le Blanc
Collaboration
Maja Neskovic
Production déléguée
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Marie Plaçais
Réalisation
Oriane Delacroix
Collaboration
Milena Aellig
Réalisation