Benjamin Lavernhe, Laure Calamy et Caroline Vignal au Festival du Film Francophone d'Angoulême, 2020   ©AFP - Yohan BONNET / AFP
Benjamin Lavernhe, Laure Calamy et Caroline Vignal au Festival du Film Francophone d'Angoulême, 2020 ©AFP - Yohan BONNET / AFP
Benjamin Lavernhe, Laure Calamy et Caroline Vignal au Festival du Film Francophone d'Angoulême, 2020 ©AFP - Yohan BONNET / AFP
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Résumé

Partons sur les pas d'Antoinette et son âne en compagnie de la réalisatrice Caroline Vignal pour la sortie d'Antoinette dans les Cévennes, au cinéma le 16 septembre.

avec :

Caroline Vignal (Cinéaste).

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Pour son deuxième long-métrage, la réalisatrice et scénariste, Caroline Vignal emmène le spectateur dans les Cévennes sur les traces du périple qu’entreprit en 1878 l’écrivain Stevenson en compagnie de son ânesse, Modestine. Stevenson marchait pour oublier, Antoinette chemine pour retrouver. Retrouver l’homme qu’elle aime, père d’une de ses élèves en vacances avec les siens. 

Accompagnée d’un âne, Patrick, Antoinette sillonne le GR 70 dit « chemin de Stevenson ». Le film décline le thème du film à tandem (« buddy movie ») autant qu’à la comédie romantique qu’il détourne. Au centre, la relation entre Patrick et Antoinette, un duo à comique et touchant. Tour à tour psychanalyste, meilleur ami, figure de l’amant, l’âne Patrick joue comme un exutoire silencieux aux tourments amoureux d’Antoinette. 

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Quand Stevenson raconte sa relation avec son âne Modestine, c'est en fait exactement le même modèle que celui de la comédie romantique. Et ça me plaisait beaucoup d'utiliser ce modèle extrêmement codifié pour raconter la relation entre une femme et un animal (Caroline Vignal). 

« Antoinette dans les Cévennes » est aussi l’histoire d’une émancipation, qui n’est pas sans rappeler le premier long-métrage de Caroline Vignal « Les autres filles » (2000) récit initiatique d’une adolescente face à sa sexualité.  Pour Antoinette, la marche est fil rouge de sa libération. 

On est obligé d'être humble quand on marche, on doit accepter des choses très prosaïques et, en même temps, on est de plus en plus fier, de plus en plus droit. (Caroline Vignal) 

Son périple est l’occasion de filmer les Cévennes que la réalisatrice a découvertes en 2010 et relève le défi de filmer la marche, de saisir le mouvement dans l'immensité du paysage. Défi relevé avec panache. 

34 min

Extraits sonores : 

  • Bande Annonce "Antoinette dans les Cévennes" 
  • Yelle, Karaté 
  • Frédérique Gros (Réplique, France Culture 8 / 7 / 2017) 
  • Les Radonneurs (Harel, 1997) 
  • Fernandel, La Vache et le Prisonnier, ORTF (1959) 
Références

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
Anouck Delfino
Collaboration
Thomas Beau
Réalisation
Henri Le Blanc
Collaboration
Madeleine Martineu
Collaboration
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Oriane Delacroix
Collaboration