Désiré-Magloire Bourneville et Paul Regnard, iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, 1877-1880 : les médecins photographient les marqueurs supposés de l'hystérie, Charcot clamant que ce catalogue de symptômes est universel.
Désiré-Magloire Bourneville et Paul Regnard, iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, 1877-1880 : les médecins photographient les marqueurs supposés de l'hystérie, Charcot clamant que ce catalogue de symptômes est universel.
Désiré-Magloire Bourneville et Paul Regnard, iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, 1877-1880 : les médecins photographient les marqueurs supposés de l'hystérie, Charcot clamant que ce catalogue de symptômes est universel. ©Getty - Universal History Archive/Universal Images Group
Désiré-Magloire Bourneville et Paul Regnard, iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, 1877-1880 : les médecins photographient les marqueurs supposés de l'hystérie, Charcot clamant que ce catalogue de symptômes est universel. ©Getty - Universal History Archive/Universal Images Group
Désiré-Magloire Bourneville et Paul Regnard, iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, 1877-1880 : les médecins photographient les marqueurs supposés de l'hystérie, Charcot clamant que ce catalogue de symptômes est universel. ©Getty - Universal History Archive/Universal Images Group
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Résumé

Au XIXe siècle, Charcot établissait les symptômes de l'hystérie, en observant notamment ses patientes traitées à la Salpêtrière. Un siècle et demi plus tard, une jeune auteure, Victoria Mas, écrit et décrit l'enfermement de la folie dans une ronde de mots et d'images.

avec :

Anouck Cape (Psychanalyste et docteure en littérature), Victoria Mas (Auteure), Ira Sachs (Cinéaste).

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PREMIÈRE PARTIE | Ecrire la folie

avec Victoria Mas, auteure, et Anouck Cape, psychanalyste et docteure en littérature

"La folie est le lieu aussi d’une contestation, d’une remise en question, en tout cas d’une manière de se situer dans le réel qui n’est pas compatible avec un certain fonctionnement social, qui le remet en question d’office. Et cet aspect va intéresser très tôt les écrivains et les artistes." (Anouck Cape)

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Nous évoquons la folie - laquelle ? Celle qui s’immisce en littérature, lieu inatteignable, asile pour le lecteur. C’est d’ailleurs un asile - La Salpêtrière - que le premier roman de Victoria Mas, Le bal des folles, nous propose d’explorer. Au XIXe siècle, cette institution parisienne réservée aux femmes dites hystériques, est le lieu où l’on enferme pèle-mêle toutes celles sur lesquelles on souhaite exercer un contrôle social. A sa tête, une sommité : le professeur Charcot, maître de l’hypnose. La littérature propose de rouvrir les portes de la Salpêtrière.

"Il y a une mise en scène de toutes ces femmes. Le fait d’ailleurs que l’on parle d’Augustine comme l’une des patientes ‘stars’ de Charcot en dit beaucoup. Il y avait quelque chose de l’ordre de la représentation de ces femmes et de leur folie. Notamment dans les cours publics de Charcot, tous les vendredis, où l’on faisait monter des femmes sur une estrade, comme des comédiennes." (Victoria Mas)

Le Bal des folles de Victoria Mas, Albin Michel 

À lire aussi : Dans l'oeil de Jean-Martin Charcot

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DEUXIÈME PARTIE | Ira Sachs

Ira Sachs, lors du Festival de Cannes 2019
Ira Sachs, lors du Festival de Cannes 2019
© AFP - Alberto Pizzoli

avec Ira Sachs, cinéaste

Ça se passe à Sintra, sous un ciel de plomb, au pays des fontaines miraculeuses : fontaine d’amour, fontaine qui guérit l’incurable. Ces vacances sont sûrement les dernières pour Françoise Crémont - actrice, premier rôle de la famille. Dans Frankie, Ira Sachs propose à son personnage le cadre de sa caméra comme espace de transmission. Un leg fait à la famille et au cinéma.

"La nature joue un rôle important d’un point de vue visuel mais aussi thématique. Le film ‘Frankie’ porte sur la brièveté de notre souffle et de notre vie. Et à la fin il va nous rester la nature. Et du reste la question de la survie de la nature se pose aujourd’hui. Quand je mourrai, New York City ne changera pas d’un iota. C’est déprimant mais c’est aussi exaltant parce qu’on choisir de prendre ce moment important." (Ira Sachs)

Frankie, sortie en salles le 28 août 2019

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À lire aussi : Isabelle Huppert : "Plus on est libre, plus on est objectif sur un personnage"

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Sons diffusés : 

  • Jun Miyake, "Lillies of the valley", extrait de l'album Pina, 2011 (générique)
  • Extrait du film Augustine (2012) d’Aline Winocour, avec Vincent Lindon (Jean-Martin Charcot), Olivier Rabourdin (Bourneville) et Soko (Augustine)
  • Elisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste, Grande traversée : Sigmund Freud, le 31 juin 2018 sur France Culture
  • Lecture par son auteure d’un extrait du roman Le bal des folles de Victoria Mas, Albin Michel, 2019
  • Lecture d’un extrait de l’article "Le bal des folles", Le Petit Parisien, 19 mars 1887
  • Bon Iver, "Hey Ma", extrait de l’album i,i, Jagjaguwar, 2019
  • Extrait du film Frankie d’Ira Sachs, SBS Distribution, 2019
  • Éric Rohmer, cinéaste, dans Cinéma vérité, le 11 mai 1969
  • Extrait du film Brooklyn Village d’Ira Sachs, Condor Distribution, 2016