Stefano di Giovanni Sassetta, "Il viaggio dei magi" (détail), vers 1434, tempera et or sur bois, 21.6 x 29.8 cm, Metropolitan Museum of Art (New York, Etats-Unis)
Stefano di Giovanni Sassetta, "Il viaggio dei magi" (détail), vers 1434, tempera et or sur bois, 21.6 x 29.8 cm, Metropolitan Museum of Art (New York, Etats-Unis)
 Stefano di Giovanni Sassetta, "Il viaggio dei magi" (détail), vers 1434, tempera et or sur bois, 21.6 x 29.8 cm, Metropolitan Museum of Art (New York, Etats-Unis) - Wikimedia Commons
Stefano di Giovanni Sassetta, "Il viaggio dei magi" (détail), vers 1434, tempera et or sur bois, 21.6 x 29.8 cm, Metropolitan Museum of Art (New York, Etats-Unis) - Wikimedia Commons
Stefano di Giovanni Sassetta, "Il viaggio dei magi" (détail), vers 1434, tempera et or sur bois, 21.6 x 29.8 cm, Metropolitan Museum of Art (New York, Etats-Unis) - Wikimedia Commons
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Résumé

Une étoile du Berger, des remises de prix, et un lapin pressé. En 1e partie, les voix de Pasolini et de Bernhard se mêlent pour raconter l'histoire d'un temps, dans un éclat de rire ou de noirceur. Puis en 2e partie, la metteuse en scène Macha Makeïeff rouvre la porte du pays des merveilles....

avec :

Irène Bonnaud (Metteuse en scène et traductrice), Laurent Poitrenaux (Comédien), Macha Makeïeff (Auteure, metteure en scène, plasticienne, à la direction du théâtre national de Marseille la Criée).

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| En direct et en public du Festival d'Avignon

PREMIÈRE PARTIE | L'artiste et son temps

avec Irène Bonnaud, metteuse en scène, et Laurent Poitrenaux, comédien

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"Pasolini avait un rapport au christianisme très contradictoire. Il disait lui-même n'être pas croyant, être un intellectuel marxisme. Et en même temps il était nostalgique du christianisme paysan de son enfance dans le Frioul, des veillées paysannes où l'on racontait des histoires, des traditions comme la crèche de Noël avec les rois mages. Il prenait tout cela au sérieux." (Irène Bonnaud)

Pier Paolo Pasolini. Thomas Bernhard. Deux immenses voix de la littérature du XXe siècle. Deux auteurs qui ont pensé le statut de  l’artiste, et son rapport à la société, dans deux pays qui ont connu la violence des fascismes, l’Italie et l’Autriche. Avec poésie, beaucoup d’humour, de la noirceur ou des pointes acerbes, deux créations pour ce festival nous proposent d’embarquer dans un voyage littéraire, politique et philosophique, en adaptant deux textes posthumes qui jouent du fragment, de la fulgurance, de la fable même. 

"Thomas Bernhard écrirait sans doute les mêmes choses sur l'Autriche d'aujourd'hui. Et on peut même élargir à l'Europe : ses textes  activent encore notre présent européen. Bernhard était l'un des chantres de cela." (Laurent Poitrenaux)

Amitié, du 5 au 23 juillet en itinérance ; Mes prix littéraires, le 17 juillet dans la cour du Musée Calvet (Avignon)

En savoir plus : Les créations de France Culture en public au Festival d'Avignon

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DEUXIÈME PARTIE | Macha Makeïeff

Macha Makeïeff dans la salle des accessoires du Théâtre de la Criée à Marseille, en novembre 2018
Macha Makeïeff dans la salle des accessoires du Théâtre de la Criée à Marseille, en novembre 2018
© AFP - Gérard Julien

avec Macha Makeïeff, metteuse en scène

A la tête du Théâtre de la Criée depuis 2011, Macha Makeïeff est l’un des grands noms du théâtre français. Dans son travail, elle nous propose de regarder la scène comme l’on regarde un tableau en mouvement, ses couleurs, sa construction, sa dynamique. Sans négliger le pouvoir absolu  des mots et l’exacte mécanique du tempo théâtral. Pour ce festival, elle nous  emmène pour un voyage mental. Celui de Lewis Carroll d’abord, l’auteur d’Alice au pays des merveilles, dont elle réinvente l’odyssée extraordinaire à travers l’imagination. Et aussi son  propre univers à elle, en nous ouvrant les portes de son atelier, cabinet de curiosités où se joue la naissance des images.

La sonorité du langage poétique de Lewis Carroll ne pouvait pas se décoller de la langue anglaise. Avec le Jabberwocky, on attrape la langue comme un matériau plastique. Les mots se disent et échappent, ils sont là pour ce qu'ils font entendre, leur sonorité. Leur sens est très mouvant, et c'est l'une des raisons de l'inquiétude d'Alice. Il faut percevoir le monde avant de le comprendre, le sensible avant l'intelligible." (Macha Makeïeff)

Lewis versus Alice, du 14 au 22 juillet à La Fabrica (Avignon), et diffusion sur ARTE le 17 juillet à 22h40 ; Trouble-Fête : collections curieuses et choses inquiètes, du 5 au 23 juillet à la Maison Jean Vilar (Avignon) ; Zone céleste de Macha Makeïeff, Actes Sud

À écouter aussi : La vie en beau

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Sons diffusés :

  • Jun Miyake, "Lillies of the valley", extrait de l'album Pina, 380 Grad, 2011 (générique)
  • Lecture par Laurent Poitrenaux d'un extrait de Mes prix littéraires de Thomas Bernhard
  • Pier Paolo Pasolini, cinéaste et poète, archive non datée
  • Extrait d'Amitié d'Irène Bonnaud, 2019
  • Lecture par Laurent Poitrenaux d'un extrait de Mes prix littéraires de Thomas Bernhard
  • Eduardo de Filippo, dramaturge et poète, archive non datée
  • Katerina Fotinaki, "Europe", extrait de l'album Tzitzikia (Les cigales), 2014
  • Univers sonore de l'exposition Trouble-Fête : collections curieuses et choses inquiètes de Macha Makeïeff
  • Extraits de Lewis versus Alice de Macha Makeïeff, 2019

À suivre : A l'école des textes