Photo de l’exposition 'Pity and Terror. Picasso's Path to Guernica' à Madrid en 2017
Photo de l’exposition 'Pity and Terror. Picasso's Path to Guernica' à Madrid en 2017 ©Getty - Photo de Denis Doyle/Getty Images
Photo de l’exposition 'Pity and Terror. Picasso's Path to Guernica' à Madrid en 2017 ©Getty - Photo de Denis Doyle/Getty Images
Photo de l’exposition 'Pity and Terror. Picasso's Path to Guernica' à Madrid en 2017 ©Getty - Photo de Denis Doyle/Getty Images
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Cet été 16 expositions à travers la France présentent des oeuvres de Picasso, artiste monument élevé au rang de génie. Que traduit ce tsunami d’expositions ? Le public est-il toujours au rendez-vous ou le marché dicte-t-il sa loi au commissariat d’exposition ? 2ème partie : la flûtiste Naïssam Jalal

Avec
  • Naïssam Jalal flûtiste et compositrice
  • Paul Ardenne critique d’art, historien de l’art, commissaire d’exposition et écrivain
  • Emilie Bouvard Historienne de l'art et conservatrice du patrimoine, co-autrice de Picasso-Méditerranée (In Fine Editions d'Art) et de Picasso.mania (RMN).

PREMIERE PARTIE : Y a-t-il trop d’expos Picasso ?

Avec Emilie Bouvard, conservatrice du patrimoine au Musée national Picasso-Paris, chargée des peintures (1938-1973), de la recherche et de l’art contemporain

Et Paul Ardenne, critique d’art, historien de l’art, commissaire d’exposition et écrivain

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Depuis le printemps 2017, plus de quarante expositions ont déjà été programmées dans le cadre du projet Picasso-Méditerranée auquel collaborent plus de soixante institutions qui imaginent ensemble des expositions autour de l'oeuvre "obstinément méditerranéenne" de Pablo Picasso.

Que dit cette surabondance de la représentation de l'oeuvre de Picasso sur cet artiste total érigé en génie ? Et que dit-elle du commissariat d'exposition aujourd'hui ?  

Picasso est un artiste qui permet une identification très forte qui s’inscrit dans quelque chose qui dépasse le contemporain et renvoie à l’archaïque ou à ce que le contemporain a d’archaïque. Au fond, dans l’œuvre de Picasso on trouve la vie.        
Paul Ardenne

Le premier engagement du musée Picasso auprès de tous ses partenaires était de dire qu’on prêterait autant qu’il nous serait possible de le faire, avec cette idée un peu folle de vider le musée s’il le fallait ! On parle aujourd’hui beaucoup de circulations des collections, de diffusion des œuvres dans tous les endroits de France et d’ailleurs, c’était à l’origine du projet.        
Emilie Bouvard

Il y a une extraordinaire fécondité de Picasso, une telle prodigalité est angoissante pour tous les créateurs. Son œuvre permet une infinité d’ouvertures thématiques. C’est d’ailleurs ça qui pose problème aujourd’hui dans le cadre de ce qu’on pourrait appeler une industrie culturelle : le fait qu’on va peut-être un peu oublier l’artiste et voir ce qu’on peut faire avec l’œuvre de l’artiste en répandant de grandes expositions un peu partout. Mais plus vous donnez à un artiste, moins vous donnez à voir les autres artistes.        
Paul Ardenne

La longévité extraordinaire de Picasso lui a permis une traversée de l’art en y étant présent et aussi en étant confronté à un grand nombre d’artiste. Forcément d’une certaine façon, Picasso devient l’équivalent d’un grand magasin dans lequel on peut puiser à différentes thématiques et aussi le mettre en comparaison… Parfois on tire un peu trop la ficelle.        
Paul Ardenne

Sons diffusés en première partie :

Archive de Picasso, source TV, le 21/10/1966
Extrait de À nos amours de Pialat (1983)
Archive de Georges Ribemont Dessaignes sur le mythe Picasso, datée du 01/01/1954

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DEUXIEME PARTIE : Portrait de Naïssam Jalal

Naïssam Jalal est flûtiste, elle se produira avec sa formation Rhythms of resistance au festival Jazz in Marciac le samedi 11 août.

Flûtiste d’origine syrienne, Naïssam Jalal est née à Paris et a étudié la flûte traversière au Conservatoire. À 19 ans, à la recherche de ses origines, elle part étudier à Damas en Syrie, puis au Caire.
En 2011 elle forme son propre ensemble Rhythms of Resistance.

Mes parents sont peintres. Je n’ai jamais voulu devenir peintre parce que je fuyais la solitude. 

Il y a un vrai problème dans la musique, l’absence totale d’oralité telle qu’elle est enseignée dans les conservatoires. Tout est lié à des partitions, des supports papier. Alors que la musique ne s’écoute pas avec les yeux.

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Sons diffusés en deuxième partie :

Musique de Naïssam Jalal et Rhythms of resistance_, Ain jalout_
Archive de Jean During sur Mousavi et le ney au micro de Roubina Saidkhanian dans Les magiciens de la Terre sur France Musique le 24/10/1981
Musique Osloob & Naïssam Jalal, Al akhareen Naïssam Jalal & Shaheen Hazem, Premier automne à Beyrouth

Extrait de l'émission en vidéo