"Les Crimes du futur" de David Cronenberg
"Les Crimes du futur" de David Cronenberg
"Les Crimes du futur" de David Cronenberg - Nikos Nikolopoulos
"Les Crimes du futur" de David Cronenberg - Nikos Nikolopoulos
"Les Crimes du futur" de David Cronenberg - Nikos Nikolopoulos
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Résumé

Les corps d'aujourd'hui et de demain disséqués par les caméras au festival de Cannes. Nous recevons le scénariste et réalisateur canadien David Cronenberg pour "Les Crimes du futur", en compétition officielle, ainsi que Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor pour "De Humani Corporis Fabrica".

avec :

Lucien Castaing-Taylor (Cinéaste), Verena Paravel (Cinéaste), David Cronenberg (Réalisateur, romancier).

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"Les Crimes du futur est une réflexion sur l’évolution de l’espèce humaine. Plus précisément, sur la manière dont nous avons dû reprendre le contrôle de cette évolution car nous avons créé des univers d’une puissance folle qui n’existaient pas auparavant" explique David Cronenberg. Un scénario qu'il a écrit il y a vingt ans.

Une histoire futuriste sur les "changements qui interviennent sur le corps humain". Alors que l’espèce humaine s’adapte à un environnement de synthèse, le corps humain est l’objet de transformations et de mutations nouvelles. Avec la complicité de sa partenaire Caprice (Léa Seydoux), Saul Tenser (Viggo Mortensen), célèbre artiste performer, met en scène la métamorphose de ses organes dans des spectacles d’avant-garde. Timlin (Kristen Stewart), une enquêtrice du Bureau du Registre National des Organes, suit de près leurs pratiques. C’est alors qu’un groupe mystérieux se manifeste : ils veulent profiter de la notoriété de Saul pour révéler au monde la prochaine étape de l’évolution humaine…

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Pour David Cronenberg, nous vivons déjà dans un temps qui permet des nouvelles possibilités de crime. "Dans mon film, les crimes commencent par le corps humain : le corps change de manière dangereuse, ce sont des activités criminelles". Pour lui, "il n'y a rien de sacré dans le corps". Le film pose ces questions : est-ce qu'on sera plus tard encore humains ? Faut-il redéfinir ce qu'est l'humain ? Y a-t-il une ligne rouge que l'on a traversée qui en disqualifie certains ? C'est selon lui "une question politique", qui peut devenir une "question grave".

Egalement au Festival de Cannes, Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor, coréalisateurs de "De Humani Corporis Fabrica" sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, complètent cette réflexion sur les corps en images. Anthropologues et documentaristes français, ils emmènent les spectateurs dans les entrailles des corps de patients lors d'opérations chirurgicales. "On s'est fabriqués une petite caméra. A l'extérieur, on filmait avec cette petite caméra et on téléchargeait en même temps les images de l'opération faites devant nous. La médecine a emprunté au cinéma les outils pour regarder le corps, on a utilisé les outils de la médecine" explique Lucien Castaing-Taylor. Pour Verena Paravel, voir les images intérieures du corps a été source d'un "émerveillement absolu".

Pour notre séquence de fin "Réflexion autour des mutations et de l’avenir du cinéma", nous recevons Magali Valente, directrice du cinéma du CNC, qui vient de publier une étude, "Pourquoi les Français vont-ils moins souvent au cinéma ?". Ses résultats montrent une baisse de 30% en moyenne de la fréquentation des salles de cinéma. Magali Valente démêle avec nous les raisons conjoncturelles et structurelles de cette baisse de fréquentation.

Merci à Michel Zlotowski pour sa traduction de l'anglais des paroles de David Cronenberg.

27 min
Références

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
Thomas Beau
Réalisation
Henri Le Blanc
Collaboration
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Oriane Delacroix
Collaboration
Lucas Bretonnier
Collaboration