Manifestants devant le siège de ITELE pour soutenir le mouvement de grève des employés de la chaine d'information du groupe Bolloré le 4 novembre 2016 à Paris, France.
Manifestants devant le siège de ITELE pour soutenir le mouvement de grève des employés de la chaine d'information du groupe Bolloré le 4 novembre 2016 à Paris, France.
Manifestants devant le siège de ITELE pour soutenir le mouvement de grève des employés de la chaine d'information du groupe Bolloré le 4 novembre 2016 à Paris, France.  ©Getty -  Robert DEYRAIL / Contributeur
Manifestants devant le siège de ITELE pour soutenir le mouvement de grève des employés de la chaine d'information du groupe Bolloré le 4 novembre 2016 à Paris, France. ©Getty - Robert DEYRAIL / Contributeur
Manifestants devant le siège de ITELE pour soutenir le mouvement de grève des employés de la chaine d'information du groupe Bolloré le 4 novembre 2016 à Paris, France. ©Getty - Robert DEYRAIL / Contributeur
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Résumé

Avec l'économiste Julia Cagé et le juriste Benoît Huet, à l'occasion de leur ouvrage "L'Information est un bien public. Refonder la propriété des médias" (Seuil, février 2021).

avec :

Benoît Huet (Avocat) (Avocat au barreau de Paris, cofondateur du cabinet Avrillon-Huet), Julia Cagé (Économiste, spécialiste de l’économie des médias).

En savoir plus

Julia Cagé est normalienne, titulaire d’un doctorat de l’université de Harvard, professeure d’économie à Sciences Po Paris. Après Sauver les médias (Seuil/La République des idées, 2015), Le Prix de la démocratie (Fayard, 2018) - prix Pétrarque de l’essai Le Monde/France Culture, - ou encore Libres et égaux en voix (Fayard, 2020), elle publie L'Information est un bien public. Refonder la propriété des médias (Seuil, février 2021) aux côtés de Benoît Huet, avocat au barreau de Paris, cofondateur du cabinet Avrillon-Huet, membre du comité juridique de Reporters Sans Frontières et enseignant à l’Essec.

L'Information est un bien public. Refonder la propriété des médiasest un ouvrage écrit à quatre mains qui propose une exploration historique, économique et juridique afin d'éclairer le citoyen préoccupé de l’indépendance des médias, le journaliste voulant comprendre ses droits, l'étudiant s'intéressant à la question de la liberté d’informer. C'est également un livre boîte à outil pour le régulateur. Il s'agit en outre de proposer un modèle idéal de gouvernance et d'actionnariat des médias : un “idéal-type” qui part d’une vision commune de ce qu’est l’information, à savoir, un bien public indispensable aux démocraties .

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Il y a le volet juridique, le volet économique, et le volet démocratique. On parle de journalistes qui voudraient pouvoir bien faire leur travail dans les meilleurs conditions de production d'une information de qualité avec indépendance et d'une sur-concentration du paysage médiatique. (Julia Cagé)

Ecrit par une économiste et un juriste, cet ouvrage montre que, si 9 personnes possèdent aujourd'hui 90% des médias en France, et malgré un paysage médiatique mal en point, il est encore temps de se battre pour des médias indépendants et de qualité. Car l'actionnariat et la gouvernance des médias sont des questions qui nous concernent en temps que citoyens, elles sont au fondement même de l'indépendance des médias et de la possibilité d’une information libre et de qualité.

En France, il y a eu beaucoup de tentatives pour s'appuyer sur les structures juridiques disponibles. (...) Mais, à chaque fois, on voit que ces modèles sont imparfaits, qu'ils n'ont pas été pensé pour les médias. Avec Julia Cagé, on propose dans ce livre un ajustement de ces structures pour les adapter aux médias. (Benoît Huet)

En outre, l'ouvrage propose une « loi de démocratisation de l’information » dépendant de quatre conditions, dont celle d'une gouvernance démocratique à tous les niveaux qui permette l'indépendance journalistique. Autre idée avancée, celle de  “Bons pour l’indépendance des médias” (BIM). D’une valeur de 10 euros, ils seraient donnés chaque année à tout citoyen pour qu’il l’alloue au(x) média(s) de son choix.

On n'a pas repensé depuis 1986 les questions de propriété, d'indépendance et de concentration des médias en France et la dernière grande loi sur la question date de 1944. Il faudrait presque tout repenser, tout reprendre à zéro. (...) Nous pensons que les journalistes sont, avec les lecteurs, les premiers garants de l'indépendance d'un média. (Julia Cagé)

Nous pensons que l'information est un bien public. Comme c'est un bien public, elle doit être financée par de l'argent public. (Julia Cagé)

Il est temps que le législateur s'empare de cette question. C'est une question de long terme : il faut protéger les rédactions et que les citoyens puissent exprimer des opinions politiques en ayant été informés. (Benoît Huet)

A réécouter aussi sur le même sujet, "Le temps du débat" du 24 février 2021 :

À réécouter : Presse : qui peut résister à Google et Facebook ?

À réécouter : Natalie Dessay, un dernier air d'opéra

Extraits sonores

  • Jean-Baptiste Rivoire au micro de Martine Oriange - Mediapart, en 2018
  • Mel Silva, "An update from Google on the News Media Bargaining Code" (2021)
Références

L'équipe

Maylis Besserie
Production
Caty Reneaux
Collaboration
Thomas Beau
Réalisation
Henri Le Blanc
Collaboration
Madeleine Martineu
Collaboration
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Valentine Alloing
Collaboration
Jean Bulot
Collaboration