Mort, Artisan et mendiant du cycle de la Danse de la Mort d'Albrecht Kauw (cimetière dominicain de Berne, 1649)
Mort, Artisan et mendiant du cycle de la Danse de la Mort d'Albrecht Kauw (cimetière dominicain de Berne, 1649) ©Getty - DEA / A. DAGLI ORTI / Contributeur
Mort, Artisan et mendiant du cycle de la Danse de la Mort d'Albrecht Kauw (cimetière dominicain de Berne, 1649) ©Getty - DEA / A. DAGLI ORTI / Contributeur
Mort, Artisan et mendiant du cycle de la Danse de la Mort d'Albrecht Kauw (cimetière dominicain de Berne, 1649) ©Getty - DEA / A. DAGLI ORTI / Contributeur
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Il traite du sujet le plus universel qui soit - la mort - et d’un exercice littéraire pour le moins singulier : le faire-part de décès. L’auteur et journaliste obituarophile Denis Cosnard nous parle de son ouvrage satirique de la Toussaint, "L'annonce de ma mort est très exagérée" (Cherche-Midi).

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Il nous montre que, s’il faut apprendre à mourir, il faut aussi savoir l'annoncer, d’où l’objet faire-part de décès au centre de ce livre. Dans L'annonce de ma mort est très exagérée (Cherche-Midi, 2021), le journaliste au Monde Denis Cosnard se penche sur ce phénomène littéraire qui aujourd'hui se retrouve sur les réseaux sociaux, fait l'objet de canulars et peut s'écrire avec créativité et poésie.

Quand quelqu'un vient de mourir, on a besoin d'un récit, qui souvent passe par une médiation : un curé, un rabbin, ce moment où on écrit un avis de décès et où on résume la vie de quelqu'un... (Denis Cosnard)

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Le faire-part de décès relève de ce que François Le Lionnais - fondateur avec Queneau de l'Oulipo - nomme "troisième secteur", à côté de la littérature et de la paralittérature. Le faire-part de décès nous parle de la vie autant que de la mort, portant des histoires d’amour, des combats, des enjeux politiques.

Le faire-part de décès est un genre littéraire qui s'ignore un peu, (...) figé dans un moule quasiment cadavérique. (Denis Cosnard)

À partir d’exemples réels (Mark Twain, dont une citation célèbre donne son titre à l'essai), de la littérature et du cinéma, Denis Cosnard présente un objet ludique, entre tragique et comique, et guère morbide. 

Les mots sont un rituel crucial dans les rites funéraires, dans la façon dont on dit la mort et donc dans la façon dont on vit la mort. (Denis Cosnard)

La Grande Table culture
27 min

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