Des manifestants de "Fridays for Future" contre la guerre en Ukraine (03.03.2022, Berlin, Allemagne)
Des manifestants de "Fridays for Future" contre la guerre en Ukraine (03.03.2022, Berlin, Allemagne)
Des manifestants de "Fridays for Future" contre la guerre en Ukraine (03.03.2022, Berlin, Allemagne) ©AFP - JOHN MACDOUGALL / AFP
Des manifestants de "Fridays for Future" contre la guerre en Ukraine (03.03.2022, Berlin, Allemagne) ©AFP - JOHN MACDOUGALL / AFP
Des manifestants de "Fridays for Future" contre la guerre en Ukraine (03.03.2022, Berlin, Allemagne) ©AFP - JOHN MACDOUGALL / AFP
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Résumé

L'opinion est-elle le nerf de la guerre entre la Russie et l'Ukraine? On en parle avec nos deux invités, Boris Razon, directeur éditorial d’Arte France, et David Chavalarias, spécialiste de l’analyse des réseaux sociaux et du militantisme politique en ligne.

avec :

Boris Razon (Journaliste et écrivain. Spécialiste des médias numériques.), David Chavalarias.

En savoir plus

La guerre en Ukraine sera-t-elle remportée à travers l'opinion ? La désinformation a-t-elle plus de force de frappe que les chars ? On en parle avec nos deux invités :

Boris Razon, journaliste et écrivain, Directeur éditorial d’Arte France, spécialiste des médias numériques. Il a été rédacteur en chef du Monde.fr, directeur des nouvelles écritures de France Télévisions et directeur de la rédaction de Slate.fr. Il a co-publié (avec Etienne Huver) Les nouvelles guerres (Arte éditions/stock, 2019), livre qui s’intéresse aux hackers russes. Se penchant sur les modalités de la cyberguerre, il montre à quel point l’Ukraine a servi de laboratoire à ce mode de conflit souterrain, secret et dans lequel nous sommes pourtant tous impliqués en tant que citoyens.

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Selon lui,  l'Ukraine "est le terrain de jeu favori" de la Russie en ce qui concerne le piratage, celui-ci constituant un véritable "arsenal de guerre". Depuis le début de l'offensive, de nombreuses attaques ont ainsi eu lieu contre les Ukrainiens.

David Chavalarias est mathématicien, directeur de recherche au CNRS, au Centre d'analyse et de mathématique sociales de l’EHESS. Directeur de l’Institut des systèmes complexes de Paris Ile de France, il a lancé en 2016 le projet Politoscope, dédié à l’analyse des réseaux sociaux et du militantisme politique en ligne. Il a par ailleurs participé à des documentaires ARTE, dont  «La Fabrique de l’ignorance» (ARTE, 2020).

Il publie Toxic Data (Flammarion, 2022), qui analyse notre inadaptation au numérique et la manière dont celui-ci intoxique nos opinions, notamment dans le cadre des élections. L’occasion de revenir sur les “Kremlin Papers” et sur un piratage qui a abouti à la divulgation de milliers de courriels internes de l'équipe de campagne d’Hillary Clinton en 2016, pendant une campagne présidentielle dont Donald Trump est sorti vainqueur.

En outre, Poutine ayant compris - notamment avec le Printemps arabe- le potentiel déstabilisateur des réseaux sociaux, "la Russie s'est réappropriée les technologies de réseaux sociaux que l'on a en Europe à de fins politiques" (David Chavalarias).

A noter, Les nouvelles guerres constitue le pendant d’un documentaire diffusé sur Arte : «Les nouveaux mercenaires russes».

27 min

Extraits sonores  :

  • *   Extrait de Serviteur du peuple (Wolodymyr Selenskyj, 2015)
     
Références

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
Thomas Beau
Réalisation
Henri Le Blanc
Collaboration
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Oriane Delacroix
Collaboration
Lucas Bretonnier
Collaboration