Un musulman agenouillé pour la prière, le 26 février 2013 à Istanbul (Turquie)
Un musulman agenouillé pour la prière, le 26 février 2013 à Istanbul (Turquie) ©Getty - Chris Hondros / Employé
Un musulman agenouillé pour la prière, le 26 février 2013 à Istanbul (Turquie) ©Getty - Chris Hondros / Employé
Un musulman agenouillé pour la prière, le 26 février 2013 à Istanbul (Turquie) ©Getty - Chris Hondros / Employé
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Avec Rémi Brague, spécialiste de philosophie antique et médiévale, et Souleymane Bachir Diagne, philosophe et historien des sciences, pour "La Controverse. Dialogue sur l'islam" (Stock/Philosophie Magazine Editeur, septembre 2019).

Avec
  • Rémi Brague Professeur émérite de philosophie à Paris I et à l’université de Munich
  • Souleymane Bachir Diagne philosophe, professeur de philosophie française et des questions philosophiques en Afrique dans les départements de philosophie et de Français à l’Université de Columbia, directeur de l’Institut d’Etudes africaines

Le souci de La controverse ( Stock/Philosophie Magazine Editeur, septembre 2019) est de répondre aux questions récurrentes qui animent en France le débat d’idées sur la question de l’islam. Il s’agit de savoir si l’islam est par nature politique, violent, s'il est soluble dans la modernité, la démocratie et la république. La question est aussi posée de la part de liberté que laisse aux croyants un texte écrit par Dieu. Il s’agit d’un débat érudit et sans détours entre deux spécialistes des religions qui utilisent pour étayer leurs argumentaires l’histoire de la pensée, les diverses traductions et interprétations des textes.

Nous sommes à un moment où il est important de parler de l'islam et d'endosser son habit de philosophe musulman parce qu'il y a beaucoup de bruit et de fureur autour de cette religion. Il s'agit de jouer son rôle de pédagogue et d'expliquer. C'est pour cela que j'ai accepté de faire ce livre. Je m'adresse à un lectorat, et je veux par exemple dire à mes enfants la religion dans laquelle je les ai élevées.        
(Souleymane Bachir Diagne)

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Aucune religion, par définition, n'est compatible avec quoi que ce soit. En Irlande, si le droit à l'avortement a été obtenu, il participe aussi d'une forme de déchristianisation de la société. Je viens du Sénégal qui est un pays musulman et laïc grâce à Senghor. Il faut éviter de penser que le texte coranique est une loi. On cite toujours les mêmes versets pour donner cette impression.        
(Souleymane Bachir Diagne)

L'opposition à l'avortement n'a rien à voir avec le religieux. C'est une question rationnelle de morale qui, dans ses arguments, n'invoque pas un texte de la Bible.        
(Rémi Brague)

Socrate cherchait toujours l'essence des chose, sans aller jusqu'à ce que l'on stigmatise sur le terme d'essentialisme. Il faut tout de même, pour qualifier les termes, définir une sorte de noyau dur. Dans l'islam il y en a un. Les musulmans se définissent comme ceux qui prient dans la même direction. Il se retrouvent dans la parole de Dieu au travers de son prophète Mahomet.        
(Rémi Brague)

La Grande table
27 min

Extraits sonores:

  • Boualem Sansal, François Hollande, Christian Estrosi, Malek Chebel et Emmanuel Macron évoquent la question de l'islam.
  • Nasser évoque la question du voile avec les Frères Musulmans.

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