Devenu bavardage sans utilité sociale, le cinéma serait arrivé à sa fin
Devenu bavardage sans utilité sociale, le cinéma serait arrivé à sa fin
Devenu bavardage sans utilité sociale, le cinéma serait arrivé à sa fin ©Getty -  Lynn Goldsmith
Devenu bavardage sans utilité sociale, le cinéma serait arrivé à sa fin ©Getty - Lynn Goldsmith
Devenu bavardage sans utilité sociale, le cinéma serait arrivé à sa fin ©Getty - Lynn Goldsmith
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Résumé

Le cinéma français produirait trop de mauvais films, trop de mauvaises réalisations, trop de mauvais acteurs... Eric Neuhoff, critique cinéma au Figaro et au "Masque et la plume", montre dans le pamphlet "(très) Cher cinéma français" que le cinéma français, c'était mieux avant.

avec :

Eric Neuhoff (journaliste au Figaro, critique au Masque et la plume sur France Inter, écrivain).

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"HS. Kaputt. Finito. Arrêtons les frais. Le cinéma français agonise sous nos yeux. Il ne faut plus se voiler la face. Notre cinéma se meurt, notre cinéma est mort. Les Inrocks et Télérama tiennent les cordons du poêle. Préparez les youyous." C’est ainsi qu’Eric Neuhoff, critique cinéma au Figaro et à l’émission Le Masque et la Plume, commence (très) Cher cinéma français (Albin Michel, 2019), un essai qui déplore le malaise actuel du cinéma. Sous ses airs affichés de bonne santé, celui-ci ne produirait plus que de mauvais films, de mauvais acteurs et de mauvaises réalisations.

On peut dire qu’un film sera mauvais si le scénario est mauvais. Il faut se concentrer sur les gens pour qui faire du cinéma est une nécessité. Ce qui me désole, c’est de voir que ces gens tournent des films comme il feraient des études dentaires.  
(Eric Neuhoff)

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Regrettant la belle époque du cinéma des années 1970, le temps des esquimaux dans les salles obscures, des actrices emblématiques qu’étaient Romy Schneider ou Mireille Darc, des réalisateurs escrocs, fous et passionnés, prêts à jouer le salaire de leurs équipes à la roulette russe, il déplore que les réalisateurs soient devenus des fonctionnaires et de bons enfants, sortis des bancs d'école pour produire des films qui ne disent rien de la vie, des "appartements témoins. Bien propres, habités par personne" ((très) Cher cinéma français, p.50).

J’ai eu le malheur d’être adolescent dans les années 1970. C’était une époque bénie, il y avait tellement de chefs-d’œuvre... J’ai vu les choses se dégrader lentement.  
(Eric Neuhoff)

Devenu bavardage sans utilité sociale, le cinéma serait arrivé à sa fin : « Où va le cinéma? Dans le noir. C'est son élément. Il y va d'un pas sûr. Il s'enlise, patauge dans la gadoue, comme la DS de Piccoli à la fin de Mado. Le mystère le plus total plane sur son avenir. Ce siècle aura sa peau » ((très) Cher cinéma français, p.99). Eric Neuhoff lui dédie ce livre coup de gueule et nous rappelle que le septième art doit rester objet de mystère, de passion et d'envie.

Ce livre, c’est un coup de gueule, c’est de la colère, mais c’est aussi  un chagrin d’amour.  
(Eric Neuhoff)

En savoir plus : Nicolas Boukhrief, le maître du polar

Extraits sonores : 

  • Patrick Brion, historien du cinéma, à propos des auteurs dans le cinéma Américain (Histoires de cinéma, LE NOUVEL HOLLYWOOD, FilmoTV_,_ 01/04/2011)
  • Gilles Porte (France Culture, La Grande table 22/04/2019)
  • Jean-Pierre Mocky ("Un soir à la Tour Eiffel", 28/04/2015)
  • Jean Jacques Schpolianski et le cinéma Le Balzac (19/20, Paris Ile de France, 10/05/2010)
  • Mireille Darc (TSR, 03/10/1970)
Références

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
François Bréus
Collaboration
Eric Lancien
Réalisation
Henri Le Blanc
Collaboration
Maja Neskovic
Production déléguée
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Gilles Blanchard
Réalisation
Oriane Delacroix
Collaboration
Sophie Marty
Collaboration