Un enfant au 30ème Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, 26 novembre 2014
Un enfant au 30ème Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, 26 novembre 2014 ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN
Un enfant au 30ème Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, 26 novembre 2014 ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN
Un enfant au 30ème Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, 26 novembre 2014 ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN
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La littérature jeunesse peut-elle -, doit-elle, - tout dire aux enfants? Avec Vincent Cuvellier, auteur de livres jeunesse dont "Les enfants qui volent (Illustré par Aurore Callias, Hors Série Giboulées, Gallimard, 2018) et Stéphanie Blake, auteure et illustratrice, créatrice de la série "Simon".

Avec

Au lendemain du Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil et à quelques jours des fêtes et des livres qu’on glisse sous le sapin, peut-on tout dire, tout lire aux enfants ?

Quand écrire pour la jeunesse devient un casse-tête… On leur demande à la fois d’aborder des sujets difficiles ou tabous tout en prenant garde de ne pas heurter les sensibilités des uns ou des autres. Tout en faisant œuvre de modernité. Tout en incluant les nouvelles réalités. Diversité, égalité hommes-femmes, homoparentalité… Cette ligne de crête qui semble de plus en plus étroite fait-elle courir un vrai risque à la liberté de création des auteurs ?

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Surtout, qu'attend-t-on des auteurs jeunesse? Doivent-ils être accompagnateurs? Apaiser le réel en en livrant une vision poétique? Faire rêver à autre chose?

On se doit de parler du vrai, et de parler du monde tel qu’il est.            
(Stéphanie Blake)

Ou, à l'inverse, dire le vrai par la fiction? Parler de la violence, sans l’esthétiser ? A la manière de Ils ont grandi pendant la guerre (Gallimard jeunesse, 2015), où Vincent Cuvellier ne défend pas de grandes figures mais des gens ordinaires, des faits, dans onze récits d’«enfants d’hier ». 

On fait un métier de liberté.          
(Vincent Cuvellier)

Auteur de Tu parles, Charles ! (Editions du Rouergue, 2004), La première fois que je suis née (Gallimard jeunesse, 2006), père d’Emile, décliné en dix-sept épisodes, dont le dernier en date «Emile a la grosse patate», ou encore de Je ne suis pas un auteur jeunesse (illustrations de Robin, hors-série Giboulées, 2017).

Je fais un métier artistique, pas un métier pédagogique. […] Mon seul métier, c’est d’écrire des histoires.            
(Vincent Cuvellier)

Stephanie Blake, notre deuxième invité, prend elle-aussi le parti du réel en s’inspirant du langage des cours de récrée,  valorisant le "caca boudin" sans tabou. Son livre phare, Caca boudin (l'école des loisirs, 2002), et autres aventures de Simon le lapin, est un succès d’édition.

28 min

Extraits sonores:

  • Claude Ponti dans "La littérature jeunesse" (Au fil d'Inter, France Inter, 10/10/2004)
  • "Femini books #23 : Clichés sexistes dans la littérature enfants" ( "Les mots de Maud", vidéo youtube ajoutée le 23 nov. 2017)  

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
Henri Le Blanc
Collaboration
Maja Neskovic
Production déléguée
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Marie Plaçais
Réalisation
Oriane Delacroix
Collaboration
Peire Legras
Réalisation