Quelle mémoire de la guerre ?

5 octobre 1917, des troupes britanniques en direction des tranchées
5 octobre 1917, des troupes britanniques en direction des tranchées  ©Getty - Hulton Archive
5 octobre 1917, des troupes britanniques en direction des tranchées ©Getty - Hulton Archive
5 octobre 1917, des troupes britanniques en direction des tranchées ©Getty - Hulton Archive
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A la veille des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, dialogue entre l'historien Bruno Cabanes qui a dirigé "Une histoire de la guerre. Du XIXe siècle à nos jours" (Seuil, 2018) et le romancier David Diop, finaliste du Goncourt, auteur de "Frère d’âme" (Seuil, 2018).

Avec
  • Bruno Cabanes historien, professeur à la Ohio State University (Etats-Unis)
  • David Diop Écrivain, maître de conférences en littérature à l'Université de Pau

A la veille d’un weekend de commémorations, Emmanuel Macron poursuit son "itinérance mémorielle" à l’occasion du centenaire de 1918. Et qu’allons-nous commémorer ? Non pas la victoire militaire, tel que l’a souhaité le président, mais cette "grande hécatombe"… et la Victoire de la Nation combattante.

Quelle mémoire et quels changements dans l’histoire de la guerre ? Quelles ruptures avec la Grande Guerre ? On en parle avec nos deux invités.

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L’historien Bruno Cabanes, spécialiste de l’histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale, professeur à l’ Université d’Etat de l’Ohio. Il vient de diriger Une histoire de la guerre. Du XIXe siècle à nos jours (Seuil, 2018), deux balises : l’essor des Etats-nations et la quasi disparition actuelle des conflits inter-étatiques.

La Grande Guerre n’est pas simplement une guerre de masse industrielle, c’est aussi une guerre du face à face.    
(Bruno Cabanes)

Et le romancier David Diop, finaliste du Goncourt et du Renaudot, pour son roman Frère d’âme (Seuil, 2018). L’histoire de deux tirailleurs sénégalais pris dans la tempête de la Grande Guerre. Après le déjà très historique 1889, l'Attraction universelle(L'Harmattan, 2012), suivant une délégation venue du Sénégal à l'Exposition universelle de Paris.

L’héroïsme, pendant cette guerre, c‘était de courir à la mort en le sachant. […] L’héroïsme est dangereux, l’héroïsme légitime beaucoup de violence.    
(David Diop)

Cliquez ici pour écouter la première partie de l'émission :  "Images, la fin de la neutralité"

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