Charlie Chaplin et Chester Conklin dans "Les Temps modernes"
Charlie Chaplin et Chester Conklin dans "Les Temps modernes"
Charlie Chaplin et Chester Conklin dans "Les Temps modernes" ©Getty - Max Munn Autrey
Charlie Chaplin et Chester Conklin dans "Les Temps modernes" ©Getty - Max Munn Autrey
Charlie Chaplin et Chester Conklin dans "Les Temps modernes" ©Getty - Max Munn Autrey
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Résumé

Comment Charlie Chaplin a-t-il révolutionné le son au cinéma? Retour sur l'oeuvre musicale du maître du muet avec Serge Bromberg, fondateur de Lobster Films et spécialiste du cinéma américain de l’âge classique, pour l’exposition "Charlie Chaplin : l’homme-orchestre" à la Philharmonie de Paris.

avec :

Serge Bromberg (Critique de cinéma, spécialiste du cinéma américain de l'âge classique.).

En savoir plus

Serge Bromberg est le président de société Lobster Films, qu’il a fondée en 1985, et avec laquelle il a réuni une collection de cinéma ancien de plus de 40 000 titres rares, faisant de sa maison de production un acteur majeur de la restauration de films dans le monde. 

C'était un musicien intuitif, il est intuitif en tout, inspiré, génial. Il n'a jamais appris la mise en scène mais a inventé un cinéma bien à lui. Pour la musique, c'est la même chose.    
(Serge Bromberg)

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Serge Bromberg a participé à la redécouverte et restauration des trente-cinq films tournés par Chaplin au cours de l’année 1914. L’exposition Chaplin : L’homme-orchestre est présentée du 11 octobre au 26 janvier 2019 à la Philharmonie de Paris. Il a également créé le laboratoire de restauration sonore pour films anciens L.E. Diapason en 2003.

On découvre que le cinéma était muet seulement au moment où il devient sonore. Avant, on parlait simplement de cinéma.    
(Serge Bromberg)

Le seul Oscar que Charlie Chaplin reçoit dans sa carrière est celui de la meilleure musique de film pour la bande originale des Feux de la rampe(1952).

Chaplin est universel, il parle toutes les langues comme il parle le muet. Quand le cinéma devient sonore, le doublage n'existe pas encore. Il fait le choix des onomatopées pour rester international.    
(Serge Bromberg)

Chaplin va consacrer la fin de sa carrière à donner une piste son à ses premiers films.

A partir des Lumières de la ville (1931), Chaplin va commencer à concevoir ses films avec la musique. Son cerveau non-entraîné a réussi a intégrer de manière quasiment parfaite toutes les dimensions que sont la réalisation, le jeu d'acteur, la musique... jusqu'à la promotion.    
(Serge Bromberg)

C'était un mélodiste foudroyant. Sa manière de composer était unique. Il entendait la musique dans sa tête, il s'asseyait à son piano et jouait pour un arrangeur musical la musique qu'il souhaitait pour qu'il lui donne sa complexité. Dans ses dernières volontés, il a demandé à ce que ses films muets ne soient joués qu'avec sa musique. Le seul moyen d'être certain qu'il approuve la musique était que ce soit la sienne. Il n'aurait peut-être pas été un musicien pour les films d'un autre réalisateur, mais ses films sont indissociables de sa musique. (Serge Bromberg)

En savoir plus : L’Anthropocène cartographié

Extraits sonores: 

  • Charlie Chaplin, B.O "Les lumières de la ville"   
  • "A nonsense song", Charlie Chaplin, B.O "Les Temps Modernes"
  • Charlie Chaplin, B.O "Les feux de la rampe"
Références

L'équipe

François Bréus
Collaboration
Jeanne Coppey
Collaboration
Eric Lancien
Réalisation
Henri Le Blanc
Collaboration
Laura Dutech-Perez
Collaboration
Gilles Blanchard
Réalisation
Oriane Delacroix
Collaboration
Sophie Marty
Collaboration