Niska
Niska ©Getty - David Wolff-Patrick
Niska ©Getty - David Wolff-Patrick
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Devenir rappeur lorsqu'on grandit en banlieue, est-ce si évident, si facile à imposer à ses parents ? Eléments de réponse et souvenirs d’adolescence avec le chanteur Niska, à l’occasion de la parution de son nouvel album Mr. Sale (Universale)

Avec

Au départ, l'horizon n'est pas glorieux : 

Les paysages c'était les murs, les murs d'Evry. Les seules fois où j'ai pu sortir d'Evry, c'était lors des sorties avec l'école ou bien dans les maisons de quartier...

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L'ambiance, elle, n'est pas des plus sereines : 

Y avait toujours de l'adrénaline, une sorte de tension dans ces endroits là et qu’on a suivi l’exemple des plus grands qui faisaient certaines choses. C’est un cycle...

Niska, pourtant, s'accroche et mène sa scolarité jusqu'au bac. Ses parents veillent, qui refusent qu'il décroche : 

Moi, comme tous les adolescents, j’avais envie de lâcher. Mais je n’avais pas intérêt, sinon à la maison, c’était la boxe. Ma mère me boxait. Donc j’étais plutôt un bon élève et je suis allé jusqu’au bac… Mais les enseignants trouvaient que j’étais trop dissipé. J’ai du mal à me concentrer trop longtemps, moi. Je suis comme çà. En fait, j’ai jamais su ce que je voulais devenir… 

Rapidement, toutefois, la musique le taraude et le mène sur la voie du rap. Une voie bien difficile à assumer, aux yeux de ses parents : 

Mon père, il ne savait pas que je chantais... Quand tu rappes tu vas pas voir tes parents pour leur dire je suis rappeur. Surtout quand tu as des parents qui veulent que tu ailles à l'école longtemps ! Ce n'était pas le rap qui les dérangeait, c'était la peur que j'ai la tête ailleurs...