Philippe Besson
Philippe Besson ©AFP - Joel Saget
Philippe Besson ©AFP - Joel Saget
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Avoir pour maître d’école son père, mener des études brillantes et ennuyeuses, et à terme, à 20 ans, opter pour la l’inconséquence et la légèreté… Souvenirs d’un grand amour et d’une longue maladie durant les années SIDA avec Philippe Besson, auteur d’Un certain Paul Darrigrand (Julliard).

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Son enfance protégée fut menée sous l’emprise de son père, qui fut son instituteur durant 5 années : 

Les autres croient qu’on va être le chouchou, mais en l’occurrence c’était exactement le contraire… Mon père était assez dur, il ne nous passait rien. J’étais sous sa coupe, assez heureux, mais sans aucun échappatoire.

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L’échappatoire se manifestera plus tard, à la toute fin de ses études, à la fois sous la forme d’une grave maladie, et à la fois sous la forme d’un amour interdit. Double souffrance qui, paradoxalement, apportera à l’étudiant qu’il était une part fondamentale de légèreté : 

C’est ma dernière année d’études, donc c’est le dernier moment où je peux être un peu insouciant et inconséquent… Je peux être irresponsable une dernière fois, alors je le suis.