Dans le désert du Neguev
Dans le désert du Neguev ©Getty - Ilia Yefimovitch
Dans le désert du Neguev ©Getty - Ilia Yefimovitch
Dans le désert du Neguev ©Getty - Ilia Yefimovitch
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Quel est l’impact d’un changement de pays dans la vie d’une adolescente sage ? Souvenirs encore sidérés de devoir changer de langue puis partir à l’armée, avec Valerie Zenatti, traductrice d’Aharon Appelfeld et auteur de Dans le faisceau des vivants (L'Olivier).

Avec

A l'âge de 13 ans, Valérie Zenatti a dû quitter Nice et sa vie tranquille pour une petite ville israélienne au milieu du désert, sans y avoir aucun ami, sans en connaître la langue : 

J'ai eu le sentiment de découvrir une ville à l'abandon, où rien ne se passe... Je n'étais plus rien. C'est une sensation de perte totale, de sol qui se dérobe.

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Comment s'affirmer au collège lorsqu'on ne maîtrise pas la  langue et qu'on est immigrée ? Qui est-on dans le regard de l'autre ? Sensation de décalage permanent ravivé quelques années plus tard encore, lorsqu'à 18 ans elle doit intégrer l'armée : 

Porter un uniforme, porter une arme... C'était romanesque, mais j'avais le sentiment constant d'être déguisée. Qui suis-je et qu'est-ce que les gens voient ? Et qui aurais-je été, si je n'avais pas émigré ?

Les souvenirs de jeunesse de Valerie Zenatti sont présents dans son livre Quand j'étais soldate (L'Ecole des loisirs). Elle publie cette année Dans le faisceau des vivants (L'Olivier), en hommage à Aharon Appelfeld, dont elle a été la traductrice fervente.