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On le surnommait « le Grand Inquisiteur » parce qu’il en imposait, Ettore Majorana. Peu de chercheurs se confrontaient à lui, à cause de sa lucidité extraordinaire et son goût pour l'ironie acérée. Dans ce monde de la physique fondamentale des années 1930, ce jeune physicien sicilien était un pur génie. En 1938, le grand Fermi confiait à Giuseppe Cocconi : **"Il y a en ce monde diverses catégories d'hommes de science. des personnes de deuxième et de troisième rang, qui font de leur mieux mais ne vont pas très loin. Des personnes de premier rang, qui font de leur mieux, qui arrivent à des découvertes de grande importance, fondamentales pour le développement de la science. mais il y a aussi les génies, comme Galillée et Newton. Eh bien, Majorana était un de ceux là" ** . Le regard noir, intense, sombre et absent, Ettore Majorana était un jeune homme d'une incroyable intelligence, mais étrange, inquiétant, insondable, fidèle en amitié mais semblant vivre dans un monde à part !

Un génie reconnu par ses contemporains, méconnu en France aujourd'hui. Il ne fit pas la Une des journaux scientifiques, il détestait être sur le devant de la scène, mais ses travaux prophétiques sont, aujourd’hui encore, au coeur de recherches sur le terrain des neutrinos et de la physique quantique.

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C'est l'histoire de ce destin étrange que nous allons vous raconter, où tout est à la fois ombre et lumière, névrose et coup de génie, jusqu’à la disparition mystérieuse de Majorana à la fin du mois de mars 1938. Il avait 31 ans !

A l'occasion de la parution du livre d'Anne-Marie Cambon , qui a publié aux éditions ‘Dialogues’ un roman intitulé Une destination légèrement incertaine , nous accueillons l'auteure, professeur de Français, et à ses côtés le physicien Etienne Klein , chercheur au CEA, professeur à l'école centrale de Paris, auteur du livre ***Il était sept fois la révolution * ** publié chez Flammarion. Deux passionnés de l’homme et de son œuvre ! Et dans le studio le comédien Régis Royer.

Puis, en seconde partie d’émission, vers 14h48, on s’intéressera à d’autres scientifiques, « Des mathématiciens et des guerres » pour reprendre l’intitulé du colloque qui se tiendra mercredi prochain, le 8 février, de 9h à 18h, à la Maison des sciences de la communication et de l’interdisciplinarité , dans le 13e arrondissement de Paris. Le mathématicien et historien des mathématqiues, Laurent Mazliak , de l'université Pierre et Marie Curie, sera sur le plateau pour nous en parler.

Et pour terminer nous vous offrons l'anagramme de : La disparition de Majorana / J'adorais la dimension à part.

Références

L'équipe

Aurélie Luneau
Production
Céline du Chéné
Collaboration
Pascale Rayet
Réalisation
Catherine de Coppet
Collaboration
Catherine Donné
Collaboration