Chez certains oiseaux, il faut passer par une phase d'apprentissage ou de plasticité pour pouvoir communiquer avec ses congénères.
Chez certains oiseaux, il faut passer par une phase d'apprentissage ou de plasticité pour pouvoir communiquer avec ses congénères.
Chez certains oiseaux, il faut passer par une phase d'apprentissage ou de plasticité pour pouvoir communiquer avec ses congénères.  ©Getty -  Vicki Jauron, Babylon and Beyond Photography
Chez certains oiseaux, il faut passer par une phase d'apprentissage ou de plasticité pour pouvoir communiquer avec ses congénères. ©Getty - Vicki Jauron, Babylon and Beyond Photography
Chez certains oiseaux, il faut passer par une phase d'apprentissage ou de plasticité pour pouvoir communiquer avec ses congénères. ©Getty - Vicki Jauron, Babylon and Beyond Photography
Publicité
Résumé

Pour exprimer leurs désirs comme leurs peurs, les animaux émettent une multitude de sons. Pour considérer qu'ils parlent, il faut d'abord échapper à l'anthropocentrisme. Quel rôle joue la communication sonore chez les animaux et dans quelles mesures peut-on parler de langages animaux ?

avec :

Nicolas Mathevon (biologiste, bioacousticien, directeur de l’équipe de neuro-éthologie sensorielle à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, Membre de l’Institut universitaire de France.), Florence Levrévo (Biologiste, enseignante-chercheuse à l’Université Jean Monnet de Saint Etienne).

En savoir plus

« Il ne leur manque que la parole », nous dit l’expression consacrée. Mais leur manque-t-il vraiment la parole, ou cela vient-il de nous, qui de tout temps n’avons pas su écouter, pas su entendre, et pas su comprendre ? Depuis le développement de la bioacoustique, ce domaine pluridisciplinaire qui se charge d’étudier l’émission, la réception mais aussi l’interprétation des sons émis principalement par les animaux. De grands progrès ont été faits dans la compréhension de la structure des échanges sonores entre différentes espèces. Des plus évidentes, comme le cri des primates ou le chant des oiseaux, aux plus discrètes comme les stridulations des arthropodes. Mais alors, in fine : les animaux possèdent-ils un langage ?

Ne leur manque-t-il vraiment que la parole ? C’est le programme discursif qui est le nôtre pour l'heure qui vient.

Publicité

Et pour évoquer cette question passionnante de la communication animale, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Nicolas Mathevon, biologiste, bioacousticien, directeur de l’équipe de Neuro éthologie sensorielle à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, et auteur de « Les animaux parlent, sachons les écouter » (éd. HumenScience, 2021) et Florence Levréro, biologiste, enseignante chercheuse à l’Université de Saint-Etienne, et maîtresse de conférences à l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne.

Si sûr pendant de nombreux siècles de son écrasante supériorité sur le reste du règne animal, l’être humain, oubliant bien volontiers qu’il est un animal lui-même, a interdit, ou tout du moins a refusé de reconnaître aux autres espèces le don du langage.

Mais de quoi parle-t-on précisément lorsqu’on parle d’un langage ? La communication animale acoustique, si elle est aujourd’hui indéniable, est-elle pour autant constituée en langage ?

Si de très nombreuses espèces animales sont dotées d’outils de communication acoustique (et pas uniquement les vertébrés, une bonne partie des arthropodes aussi), quel est le degré de complexité de ces formes de communication ? Sont-elles innées, ou acquises ? Et jusqu’où pouvons-nous entendre ces interactions sans sombrer dans l’anthropomorphisme ?

Le reportage du jour

L'équipe de l'Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité du Muséum national d’histoire naturelle de Jérôme Sueur étudie différents types d’environnement sonores : des forêts chaudes, tropicale en Guyane, des forêt froides comme la forêt du Rizou dans le Jura, des zones humides au Koweit ou bien des terres arides en Sibérie. L’idée est d’identifier et périmétrer des zones où l’on suppose qu’il puisse se dérouler un phénomène intéressant ou inattendu, d’y placer stratégiquement dans le volume des micros, qu’on laisse tourner des heures, des journées, des nuits.

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Reportage

6 min

Les bases documentaires 

Retrouvez le thread de cette émission sur le fil Twitter de La Méthode scientifique.

Les références musicales

Le titre du jour : "Fantomastic" par Sarrazy Rochelle

Le générique de début : "Music to watch space girls by" par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

Références

L'équipe

Nicolas Martin
Nicolas Martin
Nicolas Martin
Production
Antoine Beauchamp
Production déléguée
Eve Etienne
Collaboration
Olivier Bétard
Réalisation
Céline Loozen
Collaboration