Si l’on avait une machine à faire grandir et que l’on décidait de donner à une souris la taille d’un éléphant, elle exploserait sûrement. A l’inverse, donner à un éléphant la taille d’une souris le tuerait probablement de froid. Pourquoi ? ©Getty - Mirrorpix
Si l’on avait une machine à faire grandir et que l’on décidait de donner à une souris la taille d’un éléphant, elle exploserait sûrement. A l’inverse, donner à un éléphant la taille d’une souris le tuerait probablement de froid. Pourquoi ? ©Getty - Mirrorpix
Si l’on avait une machine à faire grandir et que l’on décidait de donner à une souris la taille d’un éléphant, elle exploserait sûrement. A l’inverse, donner à un éléphant la taille d’une souris le tuerait probablement de froid. Pourquoi ? ©Getty - Mirrorpix
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Résumé

Pourquoi les animaux ont-ils la taille qui est la leur ? En quoi la taille joue-t-elle un rôle sur le métabolisme des êtres vivants ? Pourquoi les insectes géants n’existent-ils plus ? Quels sont les mécanismes qui permettent aux animaux géants d’être aussi grands ?

avec :

Romain Garrouste (Paléoentomologiste au MNHN. Ecologue, ISYEB Institut de Systématique Evolution Biodiversité, département Origines et Evolution.), Jean-Sébastien Steyer (Paléontologue au Muséum national d'histoire naturelle de Paris et au CNRS).

En savoir plus

La nature est ainsi faite, et bien faite, qu’elle a donné une belle taille aux baleines, aux éléphants et pas aux araignées ou aux scorpions. Mais qu’est-ce qui préside à la taille des êtres vivants ? Pourquoi certains insectes géants, comme des libellules, ont pu exister il y a plusieurs centaines de milliers d’années ? Pourquoi les brontosaures et les diplodocus étaient d’immenses herbivores, sans commune mesure avec la taille de notre vache domestique ? Quelles sont les conditions qui font varier la taille des espèces et qui, jusqu’à preuve du contraire, empêchent la nature de produire des lézards géants qui détruisent les villes côtières ? ce sont les questions auxquelles nous allons tâcher de répondre aujourd’hui.

Gigantisme : ouh la grosse bête ! C’est le programme de belle taille qui est le nôtre pour l'heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

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Et pour évoquer les raisons du gigantisme animal, aujourd’hui comme hier, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Jean-Sébastien Steyer, paléontologue CNRS au MNHN et Romain Garrouste, paléoentomologiste, écologue, chercheur au MNHM et à L'Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité.

Au XVIème siècle, la paléontologie s’appelait « gigantologie » - de façon à coller aux mythes religieux et de faire des dinosaures des géants antédiluviens – au sens littéral du terme.

Parce que lorsqu’on pense animaux géants – outre les actuels, que sont la baleine bleue et l’éléphant, on pense surtout immenses dinosaures herbivores – comme le brontosaure ou le diplodocus. On pense moins que ce gigantisme a pu également concerner les insectes, notamment des libellules de près de 70 centimètres. Sans parler des blattes géantes ou d’énormes ancêtres de scarabées de toute aussi belle taille.

Mais pourquoi le gigantisme, s’il est apparu à une époque du vivant sur Terre et de façon assez commune, ne s’est-il pas reproduit ? On a coutume de dire que les êtres vivants sont optimisés pour vivre à la taille qui est la leur. Mais comment cette taille est-elle définie ?

Si nous pouvons nous réjouir de ne pas être attaqués par des araignées géantes comme dans le film Tarantula, que se passerait-il si nos mignons petits lapins prenaient des proportions gigantesques ?

Le reportage du jour

Rencontre avec Benjamin Thiria, chercheur au Laboratoire de physique et mécaniques des milieux hétérogènes à l’ESPCI et Roméo Antier qui est doctorant au sein de l’équipe de Benjamin Thiria. Tous les deux s’intéressent à la locomotion animale, aux façons dont les animaux se déplacent ou volent. Pour étudier cela, ils se concentrent entre autres sur l’analyse du vol des insectes à partir de modèles d’ailes qu’ils soumettent à des simulations de vol. Ces simulations sont ensuite observées pour comprendre les contraintes qui s’exercent sur les ailes d’insectes comme certaines libellules géantes aujourd’hui disparues. Par Antoine Beauchamp.

Les bases documentaires

Retrouvez le thread de l’émission sur le fil Twitter de La Méthode scientifique.

58 min

Les références musicales

Le titre du jour : "Mad science sad club" par Felix

Le générique de début : "Music to watch space girls by" par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

Références

L'équipe

Nicolas Martin
Nicolas Martin
Nicolas Martin
Production
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Production déléguée
Eve Etienne
Collaboration
Olivier Bétard
Réalisation
Céline Loozen
Collaboration