Vue d'artiste de planètes extra-solaires
Vue d'artiste de planètes extra-solaires ©Getty -  Lev Savitskiy
Vue d'artiste de planètes extra-solaires ©Getty - Lev Savitskiy
Vue d'artiste de planètes extra-solaires ©Getty - Lev Savitskiy
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Que sait-on de l'exoplanète K2-18b ? Comment sommes-nous parvenus à observer de l’eau dans son atmosphère ? Pourquoi cette découverte est-elle importante, mais pas pour les raisons avancées par les gros titres ? Que peut-on attendre des missions d’observations pour mieux comprendre les exoplanètes ?

Avec
  • Franck Selsis Chercheur CNRS au Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux, co-auteur de l'étude sur Trappist
  • Alain Lecavelier des Etangs Astronome et astrophysicien, docteur en astrophysique et directeur de recherche au CNRS à l'Institut d'astrophysique de Paris (IAP).

Tambours, trompettes et hallali. Le 11 septembre dernier, l’humanité entière était sur le point de découvrir une planète habitable, voire habitée, suite à la publication de deux études consacrées à l’analyse de l’atmosphère K2 18B, atmosphère où de la vapeur d’eau a été détectée. Pour une planète située dans la zone d’habitabilité, voire dans la zone habitée !! L’emballement médiatique passé, et le nuage de brume dissipé, il est temps de s’intéresser à cette prouesse scientifique que représente la détection de vapeur d’eau sur l’une de ces exoplanètes si fréquentes dans le cosmos, et pourtant inexistantes dans notre système : les super-Terre/mini-Neptune.

K2 18B : eau en vue ! C’est le programme survendu qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

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Et pour comprendre pourquoi ces études ont mis le feu aux poudres à tel point que le brouhaha médiatique a fini par faire oublier la prouesse technique que représente la détection de traces d’eau atmosphérique sur une exoplanète en zone dite d’habitabilité, nous avons le plaisir de recevoir Franck Selsis, directeur de recherche CNRS au Laboratoire d’Astrophysique de Bordeaux et Alain Lecavalier des Étangs, chercheur CNRS à l’Institut d’Astrophysique de Paris.

Le reportage du jour

Rencontre avec Jean-Philippe Beaulieu, directeur de recherche CNRS à l’Institut d'Astrophysique de Paris.  De quoi sera constitué le télescope spatial ARIEL lancé en 2028 par l’ESA et que nous permettra-t-il de mieux comprendre des exoplanètes ? Par Antoine Beauchamp :

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Reportage Antoine Beauchamp/ Jean-Philippe Beaulieu télescope ARIEL

5 min

Les repères

Des équipes d’astrophysiciens de University College of London (UCL) et de l’Université de Montréal, ont détecté de la vapeur d’eau dans l’atmosphère d’une exoplanète située dans la zone habitable de son étoile hôte, à environ 110 années-lumière de la Terre. Baptisée K2-18 b, cette exoplanète suscite l’intérêt des chercheurs. Pour autant, il est important de rappeler que cette planète extra-solaire n’a pas d’eau à sa surface et qu’on n’est pas prêt d’y découvrir la vie ou de pouvoir s’y réfugier...

Pour aller plus loin

[Thread] Retrouvez toutes les sources de cette émission dur le fil Twitter de La Méthode scientifique.

58 min
5 min

Les références musicales

Le titre du jour : "Looking for the rain" par Mark Lannegan

Le générique de début : "Music to watch space girls by", par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

L'équipe

Nicolas Martin
Nicolas Martin
Nicolas Martin
Production
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Collaboration
Eve Etienne
Collaboration
Olivier Bétard
Réalisation
Natacha Triou
Natacha Triou
Natacha Triou
Collaboration
Céline Loozen
Collaboration