« Il existe en nous une sorte de cinéma intérieur qui s’apparente au cinéma tout court par de très surprenantes similitudes, mais qui s’en distingue également par d’incroyables prouesses. » Lionel Naccache
« Il existe en nous une sorte de cinéma intérieur qui s’apparente au cinéma tout court par de très surprenantes similitudes, mais qui s’en distingue également par d’incroyables prouesses. » Lionel Naccache ©Getty - Ralf Hiemisch
« Il existe en nous une sorte de cinéma intérieur qui s’apparente au cinéma tout court par de très surprenantes similitudes, mais qui s’en distingue également par d’incroyables prouesses. » Lionel Naccache ©Getty - Ralf Hiemisch
« Il existe en nous une sorte de cinéma intérieur qui s’apparente au cinéma tout court par de très surprenantes similitudes, mais qui s’en distingue également par d’incroyables prouesses. » Lionel Naccache ©Getty - Ralf Hiemisch
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Comment fonctionne notre cinéma intérieur ? Notre conscience est-elle un pur produit de fiction ? Pourquoi les neurosciences affirment que notre cerveau recrée sans cesse la réalité ? Quelle est la théorie de Lionel Naccache au sujet de la subjectivité de la conscience ?

Avec
  • Lionel Naccache Neurologue chercheur en neurosciences cognitives. Codirecteur de l’équipe “PICNIC - Neuropsychologie et Neuroimagerie fonctionnelle” à l’Institut du cerveau, Paris.

“Arrête de te faire des films !” Invective assez classique du discours contemporain et ô combien fausse. S’il est certain que nous sommes happés, régulièrement, par notre cinéma intérieur : nos pensées, notre imaginaire, notre mémoire, et parfois pourquoi pas nos hallucinations. La thèse que soutient Lionel Naccache est que notre perception du monde sensible procède de ces mêmes mécaniques cinématographiques. Perception, rêve, souvenir... tout cela peut être formalisé, unifié dans une théorie neuroscientifique du “cinéma intérieur”. Théorie qui louche vers la physique, et le passage du discret au continu. Installez-vous confortablement, la séance de projection va commencer..?

Conscience : comme au cinéma ! C’est le programme neurologique qui est le nôtre pour l'heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

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Nous avons le plaisir de recevoir Lionel Naccache, médecin, neurologue et neurophysiologiste, chercheur en neurosciences cognitives à l’Institut du Cerveau et auteur “Le Cinéma Intérieur, projection privée au coeur de la conscience” aux éditions Odile Jacob.

Le reportage du jour

La perception du mouvement provient de mécanismes que notre cerveau fabrique pour nous donner une illusion de voir un flux continu d’images. Or, il n’en est rien : nous n’avons pas accès à la réalité, mais notre cerveau réinterprète les images captées par nos yeux. Ce fait est démontré dans le cas de lésions cérébrales, comme l’étude de Paolo Bartolomeo, neurologue à l’ICM à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, qui a analysé chez les personnes victimes d’AVC la perte de ce mécanisme et l’impossibilité de générer en eux un flux d’images continu. Par Céline Loozen :

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - REPORTAGE

6 min

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Les bases documentaires

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Les références musicales 

Le titre du jour : "Losin’ my man" par Since Marie

Le générique de début : "Music to watch space girls by" par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm
 

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