Faute d’observation directe, on peut détecter le nuage d'Oort par l'influence de la gravitation. ©Getty
Faute d’observation directe, on peut détecter le nuage d'Oort par l'influence de la gravitation. ©Getty
Faute d’observation directe, on peut détecter le nuage d'Oort par l'influence de la gravitation. ©Getty
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Résumé

Qu’est-ce que le nuage d'Oort ? Est-il un vestige de la nébuleuse primitive du système solaire ? Quelles hypothèses soutiennent son existence, faute d'observation directe ? Comment les modèles de formation du système solaire expliquent-ils sa présence ?

avec :

Jacques Laskar (Astronome, directeur de recherche CNRS, directeur de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides à l’Observatoire de Paris, membre de l’Académie des Sciences et du Bureau des longitudes), Alessandro Morbidelli (astronome et planétologue italien, directeur de recherche CNRS à l'Observatoire de la Côte d'Azur).

En savoir plus

Si notre Soleil faisait la taille d’un melon, situé à Paris : notre planète, la Terre, serait un grain de riz à environ 15 mètres ; Neptune serait un pois chiche à 450 mètres ; et le nuage de Oort, cette ceinture hypothétique de comètes primordiales et d’astéroïdes, serait au sud de l’Espagne, soit aux confins de notre système solaire, à la limite avec celui des étoiles voisines. C’est pour vous donner un aperçu de l’échelle, et des difficultés que les astrophysiciens ont à étudier ce nuage de Oort et l’éventuelle planète 9 qu’il pourrait abriter. Aujourd’hui, on vous emmène tout là-bas là-bas, là où il fait très froid et très obscur, aux confins de notre système, dans le nuage d'Oort !

Nuage d'Oort : c’est vous là-bas dans le noir ? C'est le programme des confins qui est le nôtre pour l’heure qui vient, bienvenue dans La Méthode Scientifique.

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Et pour partir explorer cette extrémité de notre système, et comprendre quel type d’informations on peut retirer d’une zone aussi lointaine et aussi sombre, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui : Alessandro Morbidelli, astronome, planétologue, président du groupe thématique Système Solaire du CNES et Jacques Laskar, directeur de recherche CNRS et directeur de l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides de l’Observatoire de Paris.

La raison qui fait penser à l'existence du nuage, c'est l'observation des comètes qui viennent nous voir et leur distribution. Les objets du nuages, dans le nuage, personne ne les a vus en revanche. Ce sont les calculs qui nous montrent l'existence du nuage. (Jacques Laskar)

Le reportage du jour

Rencontre avec Emmanuel Dartois, directeur de recherche CNRS à l’Institut des Sciences moléculaires d’Orsay. Quelles recherches mener sur les micrométéorites venues des confins du système solaire et pourquoi créer des analogues de ces météorites ? Par Antoine Beauchamp :

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Reportage Emmanuel Dartois micrométéorites

7 min

La base documentaire

Retrouvez le thread de cette émission sur le fil Twitter de La Méthode Scientifique.

Les références musicales

Le titre du jour : "Comets" de Cocoon

Le générique de début : "Music to watch space girls by" par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

Références

L'équipe

Nicolas Martin
Nicolas Martin
Nicolas Martin
Production
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Production déléguée
Eve Etienne
Collaboration
Olivier Bétard
Réalisation
Céline Loozen
Collaboration
Alexandra Delbot
Alexandra Delbot
Alexandra Delbot
Collaboration