Positronium, la particule qui casse tout ?

Une source de dihydrogène
Une source de dihydrogène - LKB
Une source de dihydrogène - LKB
Une source de dihydrogène - LKB
Publicité

Qu’est ce que le positronium ? Quel problème avec sa transition quantique ? Au niveau de la manière dont il émet ou absorbe la lumière ? Comment ce quasi atome pousse-t-il la théorie de l’électrodynamique quantique dans ses limites ?

Avec
  • Paul Indelicato vice-président Recherche et Innovation de l’Université P&M Curie, Ancien directeur du Laboratoire Kastler Brossel (ENS, Université Pierre et Marie Curie, CNRS, Collège de France), Directeur de Recherche au CNRS.
  • Pascal Debu Chercheur au CEA membre de l’expérience GBAR

L’électrodynamique quantique, résumée en QED par l’acronyme anglo-saxon, est, comme son nom ne l’indique pas tout à fait, la quantification de l’électromagnétisme. Et figurez-vous qu’il s’agit, en physique, de l’une des théories les plus robustes, les plus fiables dont le degré de précision est si haut qu’on l’a nommée « la perle de la physique ». Et si cette perle était en train de se fissurer ? C’est ce que sous-entend une expérience récente, publiée mi-août, sur une particule exotique, constituée d’un électron et de son antiparticule, le positron appelée « positronium ». Et si le positronium signait la fin de l’électrodynamique quantique ?

Positronium, la particule qui casse tout. C’est le programme élémentaire qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Publicité

Et pour s’assurer que vous compreniez tout non seulement à l’électrodynamique quantique, au positronium, mais aussi aux raisons pour lesquelles le positronium remet en question la QED, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Pascal Debu, physicien des particules, responsable des très grandes infrastructures de recherche à la direction de la recherche fondamentale du CEA et membre de l’expérience GBAR du Cern sur l’antimatière et Paul Indelicato, directeur de recherche au CNRS, chercheur au Laboratoire Kastler Brossel de l’université de Paris.

Le reportage du jour

Comment arriver à mesurer les sauts quantiques de l’hydrogène - système similaire au positronium - de manière ultra-précise, à la 13ème décimale près ? Une telle mesure de fréquence nécessite des appareillages optiques très puissants et sophistiqués. Reportage au Laboratoire Kastler Brossel avec Pauline Yzombard, Nancy Paul et Thomas Simon, de l’équipe métrologie des systèmes simples et tests fondamentaux. Par Céline Loozen :

LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Reportage au LKB

6 min

Les bases documentaires

Retrouvez aussi le thread de cette émission sur le fil Twitter de La Méthode scientifique.

Les références musicales

Le titre du jour :  "Near light" par Olafur Arnalds

Le générique de début : "Music to watch space girls by" par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

L'équipe