Extrait de 1984 de George Orwell
Extrait de 1984 de George Orwell - Jason Ilagan
Extrait de 1984 de George Orwell - Jason Ilagan
Extrait de 1984 de George Orwell - Jason Ilagan
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Dans quelles mesures les oeuvres de SF peuvent-elle être considérées comme des expériences de pensée ? Que peut apporter la SF à la pensée politique ? Comment la SF constitue-t-elle une forme de problématisation de questions sociales, politiques, écologiques et éthiques ?

Avec

Il ne fait aucun doute que la plupart des best-sellers historiques de science-fiction sont des romans politiques : 1984 ou Le Meilleur des mondes, écrits respectivement avant et après la deuxième guerre mondiale, et qui nous mettent en garde face à de nouveaux visages du totalitarisme. Dès le départ, le programme de la science-fiction est politique : en construisant des utopies ou des dystopies, ces romans sont des « modes de problématisation », un regard, une interprétation du présent projetée sur un monde futur. Mais qu’en est-il aujourd’hui, en 2020, au moment où le futur est advenu, ou notre monde bascule dans cette dystopie politique et environnementale : la SF est-elle encore politique ?

59 min

Science-fiction : engagez-vous ! C’est le programme militant qui est le nôtre pour l’heure qui vient.

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Et pour dérouler ce programme, les candidats du jour sont Natacha Vas Deyres, enseignante et chercheuse associée à l’Université de Bordeaux Montaigne, spécialiste de la littérature d’anticipation Yannick Rumpala, maître de conférences en sciences politiques à l’Université de Nice-Sofia-Antipolis, auteur de Hors des décombres du monde : écologie, science-fiction et éthique du futur et Norbert Merjagnan, auteur entre autres des Tours de Samarante et de Treis, Altitude Zéro et d’une nouvelle dans l’ouvrage collectif « Au bal des actifs : demain le travail » aux éditions de La Volte.

Repères

“Peu de choses révèlent aussi nettement que la SF les voeux, les espoirs, les peurs, les conflits internes et les tensions d’une époque, ou en définissent les limites avec autant d’exactitude” - Horace Leonard Gold, auteur américain de science-fiction (1914-1996)

  • La science-fiction peut ainsi être prise comme un “mode de problématisation”, au sens de Michel Foucault lorsqu’il vise “la manière dont les choses font problème”.

“La SF représente une façon de ressaisir le vaste enjeu du changement social, et derrière lui celui de ses conséquences et de leur éventuelle maîtrise. Autrement dit, que ce soit sur le versant utopique ou dystopique, ce qui se construit aussi dans ces productions culturelles, c'est un rapport au changement social. La SF offre, certes plus ou moins facilement, des terrains et des procédés pour s'exprimer sur des mutations plus ou moins profondes, plus précisément sur les trajectoires que ces mutations pourraient suivre. Elle constitue une voie par laquelle le changement social se trouve réengagé dans une appréhension réflexive” - Yannick Rumpala

Le fil de l'émission

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Pour en savoir plus

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Les références musicales

Le titre du jour : "Voter, oh, voter" par Pete Ceeger

Le générique de début : "Music to watch space girls by", par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

L'équipe

Nicolas Martin
Nicolas Martin
Nicolas Martin
Production
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Collaboration
Eve Etienne
Collaboration
Eléonore Pérès
Collaboration
Olivier Bétard
Réalisation
Natacha Triou
Natacha Triou
Natacha Triou
Collaboration
Céline Loozen
Collaboration