Vera Rubin
Vera Rubin ©Getty -  The Washington Post
Vera Rubin ©Getty - The Washington Post
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Qui était Vera Rubin, cette astronome oubliée de l’histoire des sciences ? Quel a été son parcours et ses rencontres déterminantes comme celle de Feynman et Gamov ? Comment a-t-elle fait pour s’imposer dans le milieu de la recherche en astronomie à cette époque ?

Avec
  • Yaël Nazé astrophysicienne FNRS, au sein du Groupe d’Astrophysique des Hautes Energies(GAPHE) de l’Institut d’Astrophysique et de Géophysique de l’Université de Liège
  • Françoise Combes Astrophysicienne à l'Observatoire de Paris, professeure au Collège de France et membre de l'Académie des sciences

Elle fut l’une des grandes pionnières de la recherche en astronomie et en cosmologie au mitan du XXe siècle. Elle fut aussi la première femme autorisée à utiliser le grand télescope du Mont Palomar aux Etats Unis. De l’étude du mouvement des galaxies à la compréhension de leur distribution ou encore de leur fusion, elle a posé à partir des années 1950 des jalons déterminants pour la compréhension de la structure de notre univers, mais aussi de sa part cachée : la matière noire. Celle qui est restée jusqu’à sa mort en 2016 privée d’un prix Nobel de physique amplement mérité, n’en demeure pas moins l’une des plus grandes astrophysiciennes de son temps et nous lui rendons hommage aujourd’hui dans la Méthode scientifique  : nous parlons de Vera Rubin.

Vera Rubin : une lumière dans l’obscurité. C’est une vie consacrée aux énigmes de l’univers que nous vous proposons de retracer aujourd’hui. Bienvenus dans la Méthode scientifique.

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Et pour parler de la vie et de l’œuvre scientifique de Vera Rubin, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Françoise Combes, astrophysicienne à l'Observatoire de Paris, professeur au Collège de France, membre de l'Académie des sciences, et vous êtes également la toute récente lauréate de la médaille d’or du CNRS. Nous la recevions il y a peu à ce micro pour célébrer cette excellente nouvelle. Avec nous également aujourd’hui Yaël Nazé, astrophysicienne au FNRS (équivalent belge du CNRS) à l’Université de Liège. 

“Ma vie a été un voyage intéressant. Je suis devenue astronome parce que je ne pouvais pas imaginer vivre sur Terre et ne pas essayer de comprendre comment fonctionne l’univers. Ma carrière scientifique a tourné autour de l’observation des mouvements des étoiles dans les galaxies et des mouvements des galaxies dans l’univers. En 1965, si vous étiez très chanceux et intéressé par les télescopes, vous pouviez entrer dans un laboratoire construisant des instruments qui réduisaient l’exposition d’un facteur 10 et qui finiraient par faire des découvertes remarquables. Les femmes ont généralement besoin de plus de chance et de persévérance que les hommes. En cela, la solidarité de mes parents et de mon mari m’ont aidée” - Vera Rubin

Le reportage du jour

Vera Rubin, dès son mémoire en 1950, postule le fait que l’univers est en réalité structuré en filaments, avec des amas de galaxies et des vides. Une hypothèse très mal acceptée à l’époque. Mais aujourd’hui, et depuis même plusieurs décennies, il est communément admis que de telles structures existent : le Grand Mur de Sloan découvert en 2003 ou bien le Grand Mur du Pôle Sud, découvert l’été dernier. Reportage avec un des auteurs de cette découverte, Daniel Pomarède, cosmologiste à l’IRFU du CEA de Saclay. Par Céline Loozen :

Les bases documentaires

Retrouvez le thread de cette émission sur le fil Twitter de La Méthode scientifique.

Les références musicales

Le titre du jour : "The light that slept inside" par En attendant Ana

Le générique de début : "Music to watch space girls by" par Leonard Nimoy

Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm 

L'équipe