Application Covid ©AFP - Ina FASSBENDER
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Résumé

Annoncé depuis début avril, le développement de l'application StopCovid devait être débattu avant-hier à l'Assemblée. Pourtant face à plusieurs incertitudes, Edouard Philippe a préféré reporter le vote à une date ultérieure.

avec :

Jean-Marc Manach (journaliste internet spécialisé dans les questions de libertés et de vie privée, co-fondateur des Big Brother Awards, auteur du blog "Bug brother").

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Cette application est destinée à alerter les personnes ayant côtoyé un malade atteint du Covid-19 afin de « casser » les chaînes de transmission du virus. Mais de nombreuses voix soulignent le danger potentiel pour les libertés publiques qu'entraînerait un traçage de la population. Aujourd'hui, sa mise en œuvre rencontre d'autres difficultés, notamment techniques.

Quelles sont les obstacles au bon fonctionnement de l'application StopCovid ? Pour nous éclairer, nous accueillons Jean-Marc Manach, journaliste d’investigation à NextInpact.com, un média qui qui traite principalement des enjeux de l'informatique et des nouvelles technologies.

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Une méthode déjà mise en place en Asie 

"A Singapour, pays où la première application téléphonique de contact tracing a été mise en place, ils ont bien expliqué que l'on doit déployer d’abord des moyens humains et qu’on ne déploie l’appui téléphonique qu'en complément. En France, personne n’a expliqué. Ce qui fait que tout le monde pense que l’application est une application Bluetooth."

En Corée du Sud, l’État a déployé 20 000 contact tracer. Ils ont demandé aux compagnies téléphoniques d’utiliser des outils de géolocalisation, aux policiers de faire des réquisitions policières et aux banques d’envoyer tous les relevés bancaires des clients. Jean-Marc Manach

Le flou autour de StopCovid 

"Le problème c’est que Mr Delfraissy, le Président du conseil scientifique a expliqué le 15 mars dernier a expliqué qu’il faudrait 30 000 personnes pour effectuer du contact tracing en France. Depuis, nous n'avons eu aucun débat sur la question. Et dans son discours à l’Assemblée, le Premier ministre n’a pas dit combien il y aurait de personnes pour faire du contact tracing. Et si on a pas des dizaines de milliers de personnes, ça ne servira à rien."

Il y a deux façons de procéder. Il y l’idée d’une application décentralisée pour éviter tout risque de surveillance de masse. A contrario, dans la version française et britannique, ils estiment que c’est préférable de centraliser sur un serveur central les identifiants de toutes les personnes qui ont été des cas contacts. Jean-Marc Manach

Vous pouvez (ré)écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
David Jacubowiez
Réalisation