Photo prise dans la ville de Bria, en Centrafrique, le 12 juin 2017. ©AFP - SABER JENDOUBI
Photo prise dans la ville de Bria, en Centrafrique, le 12 juin 2017. ©AFP - SABER JENDOUBI
Photo prise dans la ville de Bria, en Centrafrique, le 12 juin 2017. ©AFP - SABER JENDOUBI
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Résumé

Lundi, treize groupes armés signaient un accord de cessez-le-feu pour mettre fin à la guerre qu’ils se mènent depuis des années en Centrafrique.

avec :

Emmanuel Chauvin (géographe, maître de conférences à l’Université Toulouse - Jean Jaurès.).

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Un accord qui n’a malheureusement pas tenu, de violents combats ayant repris le lendemain, tandis que de nouvelles accusations d’abus sexuels poussaient l’ONU à annoncer mercredi le retrait de casques bleus du pays.

Chronologie sur les violences en Centrafrique depuis 2013
Chronologie sur les violences en Centrafrique depuis 2013
© AFP

Présentez-nous la Centrafrique.

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C’est un pays d’Afrique centrale marqué par son sous-peuplement. Il est grand comme la France et la Belgique réunies, pour quatre millions d'habitants seulement. Il est marqué par une grande pauvreté et par des conflits armés depuis 1996, qui se sont aggravés depuis 2013 avec les confrontations entre les milices Seleka à tendance musulmane et Anti-balaka à tendance chrétienne. Emmanuel Chauvin

On a toutefois plus une lutte pour le pouvoir qu’un conflit religieux.

Exactement, les violences actuelles dans le centre et le sud-est du pays sont liées à deux principaux enjeux : le contrôle des ressources et le contrôle du pouvoir politique. Une quinzaine de groupes armés non-conventionnels se sont taillés des domaines régionaux qui fragmentent l’arrière-pays.

Il y avait une mission de l’ONU pour faire revenir la paix. Mais les soldats de l’ONU ont été accusés de crimes sexuels, ce qui fait qu’une partie des forces va se retirer du théâtre des opérations.

C’est une situation malheureusement classique. La MINUSCA, la force onusienne présente sur place, fait preuve d’une très grande incapacité d’agir, liée aux faits qu’elle est composée de soldats qui ont peu d’intérêts à se battre en Centrafrique. Elle a un mandat limité et est dans une sorte d’inertie propre aux forces onusiennes en Afrique.

Il y a un million de réfugiés en Centrafrique, soit 25% de la population.

Effectivement, c’est un désastre social et économique. Une grande partie de la population a perdu sa capacité de production agricole et pastorale. Elle est très dépendante de l’aide humanitaire.

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Benjamin Hû
Réalisation