Photo prise de la centrale nucléaire de Flamanville en France, le réacteur de Flamanville 3 est un réacteur de type EPR.
Photo prise de la centrale nucléaire de Flamanville en France, le réacteur de Flamanville 3 est un réacteur de type EPR.
Photo prise de la centrale nucléaire de Flamanville en France, le réacteur de Flamanville 3 est un réacteur de type EPR. ©AFP - CHARLY TRIBALLEAU
Photo prise de la centrale nucléaire de Flamanville en France, le réacteur de Flamanville 3 est un réacteur de type EPR. ©AFP - CHARLY TRIBALLEAU
Photo prise de la centrale nucléaire de Flamanville en France, le réacteur de Flamanville 3 est un réacteur de type EPR. ©AFP - CHARLY TRIBALLEAU
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Résumé

Les inquiétudes se font entendre autour de l’incident survenu à la centrale nucléaire de Taishan en Chine, un incident sur un fameux réacteur EPR. De quoi s'agit-il ? Comment fonctionne un réacteur EPR ? Quel avenir pour cette technologie française ?

avec :

Valérie Faudon (Déléguée générale de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN) et Vice-Présidente de l’European Nuclear Society (ENS)).

En savoir plus

Un déboire de plus pour l’EPR. Depuis le début de la semaine, les inquiétudes se font entendre autour de l’incident survenu à la centrale nucléaire de Taishan en Chine, un incident sur un fameux réacteur EPR. Des problèmes d’étanchéité dans un réacteur ont été décelés. Mardi 15 juin 2021, les autorités chinoises se montraient rassurantes. Peut-on les croire ? Que sait-on au juste sur cet incident et ses potentielles conséquences ? Remet-il une fois de plus en cause la stratégie de l’EPR ?

Guillaume Erner reçoit Valérie Faudon, déléguée générale de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN) (association de scientifiques du nucléaire travaillant dans l’industrie du nucléaire).

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Le fonctionnement d'un réacteur EPR

Valérie Faudon explique qu'un EPR est un réacteur de troisième génération qui est inspiré des réacteurs français et des réacteurs qui sont aux États-Unis. Dans un EPR, des petites pastilles d'uranium, qui sont du combustible, sont mises dans des sortes de grands crayons. 

Il y en a 64.000 dans un EPR. Ces crayons sont mis dans une cuve remplie d'eau et couverte. La première barrière est la gaine du combustible de ces crayons, la deuxième barrière c'est la cuve, ce qu'on appelle le circuit primaire. Ensuite, il y a une grande enceinte, en l'occurrence pour un EPR c'est une double enceinte. 

La faille

Qu'est-ce qui a été constaté dans le réacteur EPR chinois ? 

Depuis l'automne, les Chinois ont constaté une augmentation de la concentration de gaz rare dans l'eau qui est dans le circuit primaire. Donc, c'est l'eau qui est dans la cuve du réacteur autour des combustibles. On soupçonne un défaut d'étanchéité sur un ou plusieurs de ces crayons.

Vous pouvez écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Élodie Piel
Collaboration
Vivien Demeyère
Réalisation