Photo prise dans un bureau de vote à Castelsarrasin, dans le sud de la France, au cours du premier tour des élections législatives du 11 juin 2017.
Photo prise dans un bureau de vote à Castelsarrasin, dans le sud de la France, au cours du premier tour des élections législatives du 11 juin 2017. ©AFP - PASCAL PAVANI
Photo prise dans un bureau de vote à Castelsarrasin, dans le sud de la France, au cours du premier tour des élections législatives du 11 juin 2017. ©AFP - PASCAL PAVANI
Photo prise dans un bureau de vote à Castelsarrasin, dans le sud de la France, au cours du premier tour des élections législatives du 11 juin 2017. ©AFP - PASCAL PAVANI
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Depuis 60 ans, les Français élisent leur président ou leurs députés sur le principe du scrutin uninominal majoritaire à deux tours : le candidat ayant obtenu la majorité des voix, l’emporte ; les autres candidats pour ainsi dire, disparaissent.

Avec
  • Rida Laraki directeur de recherche au CNRS – Université Paris-Dauphine, professeur à l’Ecole polytechnique, à la fois mathématicien, économiste et informaticien, co-auteur avec Michel Balinski de « Majority Judgment », ed. M.I.T. Press.

Entre forte abstention et éparpillement des voix… les citoyens s’interrogent sur des résultats qui, au final, ne paraissent pas représentatifs de leurs choix.

Vous avez des moyens pour rendre le scrutin plus intéressant. Expliquez-nous lesquels.

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On pourrait utiliser le jugement majoritaire. Il demande aux électeurs de juger chaque candidat. S’il y a onze candidats, on va glisser onze bulletins dans une urne concernant chaque candidat. Dans chaque urne on va dire si le candidat est très bien, bien, assez bien ou insuffisant. Celui qui a la meilleure mention majoritaire gagne. Rida Laraki

A LIRE: Si on votait autrement

Quel est l’effet vertueux du jugement majoritaire ?

A l’élection présidentielle de 2017, les électeurs étaient tiraillés entre le vote utile et le vote du cœur, ils devaient choisir. Avec le jugement majoritaire, les électeurs de gauche par exemple auraient pu donner donner une mention bien ou très bien à la fois à Hamon et à Mélenchon : ils n’auraient pas dû choisir. C'est le meilleur des deux qui gagne, et non pas les deux qui perdent .

Cette méthode permet en quelque sorte de concilier différents votes, ce qui est quasiment paradoxal car lorsqu’on vote il n’y a priori qu’un vainqueur.

Il n’y aura qu’un seul vainqueur : celui qui est le mieux évalué et a les meilleures mentions de tout l’électorat. On ne va pas élire quelqu’un avec 20 % des voix sans savoir ce que les autres 80% pensent de lui. On aura ce que pense chaque électeur de chaque candidat.

Page personnelle de Rida Laraki, co-auteur avec Michel Balinski de « Majority Judgment », ed. M.I.T. Press (non traduit).

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Vivien Demeyère
Réalisation
Élodie Piel
Collaboration