Pendant le confinement, le temps n'est-il qu'un éternel recommencement ?
Pendant le confinement, le temps n'est-il qu'un éternel recommencement ?
Pendant le confinement, le temps n'est-il qu'un éternel recommencement ?  ©Getty - DigiPub
Pendant le confinement, le temps n'est-il qu'un éternel recommencement ? ©Getty - DigiPub
Pendant le confinement, le temps n'est-il qu'un éternel recommencement ? ©Getty - DigiPub
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Résumé

Nous entamons la cinquième semaine de confinement. Cette information fait office de piqûre de rappel. En effet, difficile de savoir dans quelle mesure notre rapport à l'espace-temps est bouleversé en cette période si particulière. Pour tenter de savoir, Étienne Klein est l'invité de la QDJ.

avec :

Etienne Klein (Physicien, producteur de Sciences en question sur France Culture).

En savoir plus

Ce Lundi de Pâques marque le début de la 5e semaine de confinement en France. Et difficile pour certains de conserver des repères spatio-temporels fiables en cette période si particulière. Qu'est-ce que le confinement nous apprend sur notre relation au temps et à l'espace ? En quoi le fait d'être dans un espace fermé bouleverse le rapport au temps ?

Pour nous éclairer, une voix bien connue des auditeurs de France Culture puisqu'il s'agit d'Étienne Klein, physicien spécialiste du temps. Il est l'invité de la Question du Jour de ce lundi.

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Une perception de l'espace et du temps bouleversée ? 

"On a l’habitude de dire que la différence entre l’espace et le temps tient en ce que nous pouvons nous déplacer librement à l’intérieur de l’espace alors que nous ne pouvons pas changer volontairement notre position à l’intérieur du temps. Le confinement change notre rapport à l’espace et au temps."

Dans les faits, le confinement est un phénomène purement spatial. Le confinement dont on parle est une double peine. Nous sommes confinés dans le temps en plus d'être confiné dans un petit espace. Étienne Klein

Manque de repères et omniprésence du futur dans nos pensées

"Comme les jours se ressemblent, on manque de repères et de marqueurs. Le fait d’avoir le temps nous fait perdre la notion même de temps. Le fait d’être chez soi fait qu’on ne sait plus vraiment où on habite. C’est-à-dire que le confinement déplace notre barycentre existentiel."

Quand notre regard est borné, notre rapport au futur est modifié. Pour voir loin dans le temps, il me semble qu’il faut voir loin dans l’espace. Étienne Klein

"Cette expérience éclaire d’un regard nouveau la relation très ambivalente que la science et la société ont entre elles."

Vous pouvez (ré)écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.

À lire : Sommes-nous encore les maîtres du temps ?