Illustration virus covid 19.
Illustration virus covid 19. ©Getty - Andriy Onufriyenko
Illustration virus covid 19. ©Getty - Andriy Onufriyenko
Illustration virus covid 19. ©Getty - Andriy Onufriyenko
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L'Agence européenne des médicaments a autorisé jeudi 1er septembre 2022 les nouveaux vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna adaptés au variant Omicron sous sa forme BA1. Quelles sont les caractéristiques de ces vaccins dits "bivalents" ? Seront-ils forcément plus efficaces pour les mois à venir ?

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Face au covid, la parenthèse de l’été est-elle en train de se refermer ou pourra-t-elle au contraire perdurer avec la mise à jour qu’offrent les nouveaux vaccins ? L'Agence européenne des médicaments a autorisé jeudi 1er septembre 2022 les nouveaux vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna adaptés au variant Omicron sous sa forme BA1, c'est-à-dire celle qui circule le plus actuellement. Côté français, l’avis de la Haute Autorité pour la Santé est attendu dans les heures qui viennent. Faut-il se préparer à une nouvelle campagne vaccinale ? Qu’espérer avec ces nouveaux vaccins ?

Guillaume Erner reçoit Odile Launay, infectiologue, coordinatrice du réseau national d’e recherche clinique en vaccinologie I-REIVAC, ancien membre du comité scientifique vaccin Covid 19- Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale.

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Vous pouvez écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.

De nouveaux vaccins pour augmenter l'efficacité vis-à-vis des variants

L'objectif des nouveaux vaccins, pour l'automne et l'hiver qui arrivent, est d'être les plus "adaptés" possibles aux variants en circulation. Odile Launay précise bien que "les versions antérieures du Covid-19 ne circulent plus", elles ont été remplacées par des variants plus transmissibles comme Omicron. Les vaccins proposés se focalisent donc sur ces versions là, mais nous "ne sommes pas à l'abri qu'un variant d'une autre famille" ne s'impose. Il faut donc rester vigilant.

Une stratégie vaccinale tournée vers les plus fragiles

Les personnes âgées, mais aussi, et surtout, les personnes immunodéprimées peuvent toujours développer des formes graves, même si leur schéma vaccinal est complet. Néanmoins, pour Odile Launay "il ne faut surtout pas oublier qu'ils existent différentes possibilités" pour limiter ces formes graves. D'abord en termes de prévention avec des "anticorps monoclonaux" administrés à ces personnes à risque, en complément du vaccin. Ensuite par le biais d'un traitement d'antiviraux qui limitent les risques d'évolution vers des formes graves. Aujourd'hui, ce sont les personnes non vaccinées, mais surtout celles avec un système immunitaire faible qui se retrouvent en réanimation.

Les perspectives des prochains mois

Les personnes n'ayant reçu qu'une dose de vaccin sont invitées à effectuer leurs doses de rappel, surtout celles qui ont plus de soixante ans et qui "sont susceptibles de développer des complications."

Odile Launay rappelle que la Haute Autorité de Santé "va se prononcer très prochainement" à propos d'une possible nouvelle campagne de vaccination. Il est "tout à fait probable que ces vaccins adaptés soient recommandés" aux populations les plus à risque. Une campagne de rappel pour "la population générale" serait à prévoir "peut-être plutôt dans un deuxième temps" au cours du dernier trimestre de l'année.

En ce qui concerne la recherche, l'infectiologue précise que l'enjeu réside désormais dans la possibilité d'endiguer le virus au niveau des muqueuses et d'empêcher ainsi sa transmission de personne à personne. Des équipes françaises et étrangères y travaillent activement.