La greffe de visage
La greffe de visage
La greffe de visage - CC
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Résumé

Marie Le Clainche - Piel termine actuellement sa thèse sous la direction de Nicolas Dodier (INSERM, EHESS) et Catherine Rémy (CNRS, EHESS) à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle enseigne également la sociologie et l'anthropologie à l'Université de Créteil.

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En 2004, le Comité Consultatif National d’Éthique français s’alarmait du projet de certains chirurgiens d’étendre les parties du corps prélevables au visage, et leur déconseillait de poursuivre sur cette voie. Quelques mois plus tard, la première opération avait lieu. Comment ce que la bioéthique jugeait inacceptable en principe a-t-il été rendu acceptable en pratique ? Comment le visage est-il devenu un organe, objet de don anonyme ? À partir du cas des greffes du visage, cette thèse montre notamment comment la politique du don anonyme constitue un arrangement spécifique de la relation entre corps et personne, matière et identité.

L'enquête s'est plus largement intéressée à la trajectoire des greffes du visage en France et au Royaume-Uni et a impliqué l'analyse des archives de la presse scientifique et grand public depuis 1990, une série de 80 entretiens avec des chirurgien-nes, des patient-es et ds membres de collectifs de personnes défigurées, des membres de comité d'éthique et d'agence sanitaire, enfin l'investissement ethnographique des services hospitaliers.

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