L'Unicef estime que 7,5 millions d'enfants en Ukraine sont menacés par le conflit et ont besoin d'une aide d'urgence
L'Unicef estime que 7,5 millions d'enfants en Ukraine sont menacés par le conflit et ont besoin d'une aide d'urgence
L'Unicef estime que 7,5 millions d'enfants en Ukraine sont menacés par le conflit et ont besoin d'une aide d'urgence ©AFP - Aris Messinis
L'Unicef estime que 7,5 millions d'enfants en Ukraine sont menacés par le conflit et ont besoin d'une aide d'urgence ©AFP - Aris Messinis
L'Unicef estime que 7,5 millions d'enfants en Ukraine sont menacés par le conflit et ont besoin d'une aide d'urgence ©AFP - Aris Messinis
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Résumé

Ils seraient au moins une vingtaine à avoir perdu la vie depuis le début de l’invasion russe. C’est ce qu’a indiqué lundi 7 mars l’ONU, par la voix du Haut Commissariat des Droits de l’Homme.

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Le Guardian revient sur ce que l'on sait des dernières victimes des bombardements russes, notamment ceux qui se sont abattus sur des habitants d’Irpin, près de Kiev et qui tentaient de fuir la ville dimanche 6 mars. Huit personnes auraient perdu la vie, selon le maire qui a évoqué une famille entière décimée sous ses yeux : deux adultes et deux jeunes enfants. Les images terribles de parents qui ont perdu leur bébé de 18 mois, à Marioupol circulent également depuis ce week-end du 5 et 6 mars.

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Fergal Keane, journaliste à la BBC raconte aussi le calvaire d’enfants évacués vers la Pologne, des enfants malades ou handicapés, partis du centre de soins Hippocrate de Kharkiv dans l’est. Il évoque les longues et nombreuses heures de voyage en bus, cette "capsule d’épuisement et de chagrin". Les soignants tentent d’apaiser les enfants effrayés, mais ce n’est ni le moment, ni le lieu pour les mots, écrit le journaliste. Personne n’aurait pu expliquer "la folie engloutissant le monde de ces enfants", partis de Kharkiv qui n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres de la frontière russe, la ville ayant été l'une des premières cibles de l'invasion avec le centre Hippocrate. Depuis le 24 février, des centaines de milliers de personnes ont fui vers les pays voisins, en majorité vers la Pologne. Parmi elles, un demi-million d’enfants partis avec leurs familles selon l’UNICEF.

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Certains sans leur famille, rappelle là encore le Guardian, qui évoque dans un autre de ses titres ce 8 mars, ce petit "héros" de 11 ans, parti de Zaporijia muni d’un sac plastique, d’un passeport et d’un numéro de téléphone écrit sur sa main. Il est arrivé ce week-end du 5 et 6 mars en Slovaquie, où le média Nový Čas raconte qu'il a pu contacter ses proches dans le pays grâce à ce numéro, et à des volontaires qui l'ont pris en charge.

Dans une vidéo partagée sur Facebook par la police slovaque, que l'on peut voir sur le site du Daily Mail, sa mère explique qu’elle a dû rester dans la ville bombardée par les russes vendredi 4 mars, pour prendre soin de sa propre mère immobilisée. Elle remercie les Slovaques et leur grand cœur, dit-elle, en les suppliant, les larmes aux yeux, de sauver les enfants ukrainiens, en leur offrant refuge.

En Russie : les enfants également victimes de la propagande du Kremlin

"Le dissident de la 6ème A". Novaya Gazieta raconte ce qui est arrivé au jeune Cyril, 12 ans. Vendredi 4 mars en cours d'histoire, il a posé des questions plutôt dérangeantes à son professeur au sujet de "l'opération spéciale" lancée par la Russie, mais aussi des rassemblements d'opposition à la guerre qui s'organisent dans le pays. Comme beaucoup de ses compatriotes, Cyril a des origines ukrainiennes. Un peu plus tard dans le couloir il a le malheur de crier "Slava Ukraini", "gloire à l'Ukraine".

Sa mère reçoit un coup de fil de l’école, les agents de l’inspection de la jeunesse veulent parler avec elle et son fils. Des pressions qui s'accentuent, le jour d'après. Alors que Cyril est seul à la maison, deux policiers frappent à la porte, une longue demi-heure pendant laquelle l’enfant n’ouvre pas. Les agents finissent par couper l’électricité de l’appartement et laissent une convocation "pour interrogatoire" sous la porte. Un bout de papier presque illisible où la mère peut seulement identifier une date d’entretien à laquelle elle doit se présenter sous peine d’être arrêtée.

Nous étions considérés comme la première génération intacte

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On parle beaucoup en ce moment du silence orchestré par le Kremlin dans les médias et la société russes. Avec des conséquences aussi sur cette nouvelle génération, qui avait pourtant perdu l’habitude de se taire, explique le journaliste de Novaya Gazieta, qui cite des adolescents lui ayant confié ceci "Nous étions considérés comme la première génération intacte. Tout s’arrête maintenant, il faut désormais attendre la prochaine car la nôtre est déjà abîmée".

Au Maroc : les conséquences de la guerre en Ukraine sur les marchés agricoles attisent la colère sociale

Pour tenir, l’Ukraine a décidé de restreindre l’exportation de certains produits, comme le blé. De quoi inquiéter sérieusement le royaume, dont les importations depuis Kiev se sont élevées à plus d'un milliard de dirhams en 2020. Le Maroc, dont presque un tiers des besoins, en 2020, ont été couverts par l’Ukraine... et la Russie. Et le royaume sera ainsi, parmi les 6 plus grandes économies africaines, celle qui va subir le plus l’impact de cette hausse des prix, nous dit le site marocain Le Desk, qui précise que cette hausse des prix, ajoutée à la sécheresse devrait coûter cette année au pays entre 1 et 2% de son PIB.

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"Toutes les conditions sont réunies pour l'émergence d'un véritable mécontentement populaire qui représenterait une réelle menace pour la stabilité sociale du pays", s'inquiète le quotidien Akhbar Al Youm.

"Le pain qui peut faire tomber un gouvernement" titre de son côté ce 8 mars Al Ousboue, qui évoque aussi l'augmentation du prix du carburant, les transporteurs routiers sont d'ailleurs en grève en ce moment. Le quotidien pointe du doigt "l'homme d'affaires qui participe à la prise de décisions qui servent avant tout ses intérêts financiers". Cet homme, qui n'est pas nommé, est sans aucun doute Aziz Akhannouch, l'actuel chef du gouvernement, très proche du Palais.

Depuis sa nomination à la tête du gouvernement le 7 septembre, Aziz Akhannouch s’est concentré sur la gestion des crises liées à la pandémie et à la sécheresse.
Depuis sa nomination à la tête du gouvernement le 7 septembre, Aziz Akhannouch s’est concentré sur la gestion des crises liées à la pandémie et à la sécheresse.
© AFP - Ludovic Marin

L'ancien ministre de l'agriculture avait été visé, lui et les stations essence de sa société Afriquia par un grand mouvement de boycott en 2018 mené aussi contre Danone et Sidi Ali. Trois marques leaders sur le carburant, le lait et l'eau. Akhannouch vient tout juste d’être réélu à la tête du RNI, le Rassemblement National des Indépendants, lors d'un congrès à l'issue duquel il n'a pas évoqué la crise sociale actuelle, parlant seulement d'une "conjoncture mondiale difficile", relate le site Tel Quel. Mais malgré les félicitations adressées par le roi Mohamed VI, sur Twitter, le mot-clé "#Akhannouch dégage" fait fureur, et occupe une grande place dans les médias marocains depuis plusieurs jours.

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