Combattants loyalistes yéménite face aux Houthis dans la bataille de Marib, le 14/01/22
Combattants loyalistes yéménite face aux Houthis dans la bataille de Marib, le 14/01/22
Combattants loyalistes yéménite face aux Houthis dans la bataille de Marib, le 14/01/22 ©AFP - AFP
Combattants loyalistes yéménite face aux Houthis dans la bataille de Marib, le 14/01/22 ©AFP - AFP
Combattants loyalistes yéménite face aux Houthis dans la bataille de Marib, le 14/01/22 ©AFP - AFP
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Résumé

Les rebelles Houthis du Yémen ont fait exploser 3 drones tout près de la capitale des Émirats arabes unis dont les forces armées ont redoublé leur engagement dernièrement dans le conflit yéménite. Des enquêteurs internationaux affirment savoir qui a livré aux nazis la famille d'Anne Frank en 1945.

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Guerre du Yémen : sept ans dans une indifférence quasi-générale

La guerre au Yémen a reparu sur nos radars médiatiques ce lundi 17 janvier avec cette offensive inhabituelle des rebelles Houthis, armés par l’Iran et qui tiennent la capitale Sanaa contre les forces du gouvernement régulier soutenues elles par l’Arabie Saoudite et le Émirats arabes unis. Les Houthis ont frappé, pour la première fois, à 800 kilomètres de chez eux, des cibles en territoire émirati, sur une zone industrielle et tout près de l’aéroport d’Abou Dabi. Les trois explosions, rapporte le quotidien Gulf News, ont détruit des citernes d’essence, déclenché un incendie et tué trois ouvriers immigrés qui se trouvaient là. "Des actes haineux", décrits comme tels par les autorités des Emirats, qui se réservent le droit de mener des représailles, en terre yéménite.

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Ces attaques depuis Abou Dabi, poursuit The National, photos à l’appui, semblent avoir été menées par des drones explosifs de fabrication artisanale, que les Houthis font décoller quasi quotidiennement depuis l’aéroport de Sanaa. Mais toujours, jusque-là, à destination de l’Arabie Saoudite, meneuse de la coalition qui leur fait la guerre depuis 2015 et avec laquelle leurs territoires partagent une longue frontière. Cependant, les rebelles, visent directement les Émirats, chez eux, c’est la nouveauté insiste Al Jazeera, qui rappelle qu’Abou Dabi s’était jusque-là plutôt effacée derrière son allié saoudien, et avait minimisé son implication dans le conflit yéménite. En 2019, elle avait même annoncé le retrait de ses forces armées.

Mais depuis peu, complète The Middle East Eye, les Émirats sont revenus en première ligne de cette guerre, concentrant leur engagement sur le sud du Yemen où ils soutiennent un groupe séparatiste, les STC, qui a repris ces dernières semaines des offensives contre les Houthis. Alliés aux forces loyalistes yéménites - à commencer par cette unité que l'on surnomme l'Armée des Géants - ils ont repris du territoire aux rebelles pro-Iraniens, notamment dans les batailles de ces dernières semaines autour des villes de Marib et Shabwa, capitales pour l’exploitation des gisements de pétrole yéménites.

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Les Houthis affirment donc qu’ils n’ont fait "que répliquer" au retour en force des Émiratis dans ce conflit. Le quotidien iranien Hamshahri, explique qu’il s’agit-là d’une contre-attaque légitime au fait que l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis se seraient, en secret, partagé le Yemen : le nord et la capitale Sanaa pour les Saoudiens, le sud et la ville d’Alep pour les Emiratis.

Mais, d'après The Wall Street Journal, la démonstration de force de ce lundi 17 janvier prouve que l’Iran et ses alliés Houthis maîtrisent vraiment la fabrication et l’utilisation de drones explosifs, capables même de les faire exploser à 800 kilomètres de leurs positions… et cela, "rebat toutes les cartes de la sécurité au Moyen Orient".

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Quant au Financial Times, il prête des arrières-pensées plus stratégiques encore à Téhéran, qui tire les ficelles de la rébellion Houthi : le quotidien britannique fait le lien entre les attaques de lundi à Abou Dabi et la pression mise par l’Occident sur l’Iran pur qu’il accepte de reprendre les négociations sur son programme nucléaire. Raviver le conflit yéménite et l’exporter hors de ses frontières serait un moyen pour le régime des Mollah de faire monter encore un peu plus les enchères, alors que les pourparlers de Vienne semblent dans l’impasse.

Aux Pays-Bas : des enquêteurs affirment avoir identifié la personne qui a dénoncé Anne Frank et sa famille aux nazis

L'enquête est écrite comme un cold case, rouvrant, 77 ans après, une affaire policière connue de tous mais jamais résolue. Dans le quotidien Volkskrant, Ellen de Visser détaille les cinq années d’investigation menées par une équipe internationale elle-même dirigée par un ancien du FBI, pour trouver qui, en 1945, a trahi et livré à une mort certaine la jeune fille juive et les sept autres personnes cachées dans cette maison d’Amsterdam où Anne Frank a écrit son célèbre journal.

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Le dénonciateur - aujourd’hui dénoncé - serait un notaire juif du nom d’Arnold Van De Berghen, un homme qui avait réussi à sauver sa propre famille de la déportation en acceptant de collaborer avec les occupants nazis, mais qui a progressivement perdu ces appuis en haut-lieu, et a donc dénoncé des coreligionnaires pour épargner la vie des siens. L'enquête, reprise entre autres par la BBC, montre que c’est Otto, le père d’Anne Frank, qui a survécu à la guerre. Plus tard, il a eu connaissance de cette vérité, mais ne l’a révélée à personne pour ne pas susciter de tensions supplémentaires, et, en particulier, pour ne pas prendre le risque de critiques antisémites contre le notaire juif.

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Sur le site de la RTL néerlandaise des historiens s'interrogent : est-ce bien responsable de révéler en grands titres de la presse mondiale le nom et l'identité d'un homme, mort depuis longtemps, pour informer qu'un juif était à l'origine de la mort d'Anne Frank ? Cette révélation ne doit pas faire oublier l’essentiel : la barbarie nazie et ses dirigeants sont avant toutes choses responsables de la mort des Frank et de tous les autres. L’auteure de l’article du Volkskrant écrit qu’elle a eu des doutes au moment de le publier, sachant qu'il réveillerait des passions très fortes aux Pays-Bas, et espérant, "que tout cela n'allait pas dérailler dans un sens contraire aux intentions des enquêteurs".