Un milicien de la Force de Résistance Patriotique de l'Ituri monte la garde sur sa base à Bukiringi, dans l'Ituri ©AFP - AFP STORY BY Bienvenu-Marie BAKUMANYA et ALEXIS HUGUET
Un milicien de la Force de Résistance Patriotique de l'Ituri monte la garde sur sa base à Bukiringi, dans l'Ituri ©AFP - AFP STORY BY Bienvenu-Marie BAKUMANYA et ALEXIS HUGUET
Un milicien de la Force de Résistance Patriotique de l'Ituri monte la garde sur sa base à Bukiringi, dans l'Ituri ©AFP - AFP STORY BY Bienvenu-Marie BAKUMANYA et ALEXIS HUGUET
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Résumé

Depuis le 6 mai 2021 exactement, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont concernées par cette mesure d’exception, qui donne les pleins pouvoirs à l’armée et à la police pour faire la guerre à plus d’une centaine de groupes armés qui sévissent dans cette région depuis un quart de siècle.

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Alors que l'état de siège a été prorogé à 22 reprises, une nouvelle prolongation était à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale mardi 3 mai. Elle aurait été adoptée selon le site congolais Actualité. Un an après son instauration beaucoup de médias s’interrogent sur l’efficacité de cet état de siège.

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Le bilan, lui est connu : depuis un an, plus de 2 500 civils ont été tués, dans ces deux provinces, soit deux fois plus que la période précédente. Tous victimes d'attaques, principalement attribuées aux Forces démocratiques alliées, ainsi qu’à la Coopérative pour le développement du Congo, deux groupes armés très actifs dans cette région du pays. "La couleur est rouge, le tableau est très sombre" explique par ailleurs, à la RTBF, l’ONG Journalistes en danger - à l’occasion de la journée internationale pour la liberté de la presse mardi 3 mai - l’organisation déplorant la mort de plusieurs journalistes depuis un an dans ces deux provinces.

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Certains estiment que la situation est même pire qu'avant, et plaident pour la fin de cet état de siège comme la Coordination de la société civile Forces Vives, au micro de la radio Okapi, portée par l'ONU et basée dans plusieurs territoires congolais. Naupess Kibiswa, le doyen de cette organisation, demande un renforcement de l’armée, de la police, "incapables" selon lui, d’occuper chaque centimètre carré du territoire congolais, et encore moins de le défendre.

Un état de siège manqué

A la Deutsche Welle, Trésor Kibangula, analyste à l’Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, constate lui aussi que depuis un an "les opérations militaires visant à traquer, à combattre ces groupes armés, ont été insuffisantes dans cette partie du pays".

Un déploiement de troupes inefficace, c’est ce que souligne aussi Al Jazeera, dans un éditorial qui évoque "l’état de siège manqué". Pour trois soldats congolais déployés dans l’est, peut-on lire, un seul se bat réellement. Le deuxième est fictif, son salaire servant à "remplir les poches des officiers", le troisième étant bien souvent chargé de garder une mine afin de sécuriser les revenus de l’armée, tirés de cette précieuse ressource congolaise.

Alors la solution viendrait-elle d'un dialogue entre le gouvernement et les groupes armés ? Un premier round de pourparlers a eu lieu la semaine dernière à Nairobi, la capitale kenyane, rapporte Jeune Afrique. Mais il existe une centaine de groupes en Ituri et au Nord Kivu et ceux qui ont été conviés à ces discussions l’ont été dans des conditions opaques, d’autant que beaucoup n’étaient pas présents, laissant difficilement présager un dépôt des armes et encore moins un cessez-le-feu.

En Colombie : la violence plane toujours au-dessus de la campagne électorale

C'est une "ambiance rare et très dangereuse" qui plane autour de la campagne, à trois semaines du scrutin, commentait la nuit dernière María Andrea Nieto dans l'émission El Control sur Semana TV.

De fait, ce mercredi 4 mai, la presse parle beaucoup de ces menaces de mort reçues par le candidat de gauche, Gustavo Petro. Ce dernier a annulé un déplacement prévu dans la zona Cafetera, la région du café, pour des raisons de sécurité. Son équipe évoque un plan pour l’assassiner, fomenté par le groupe armé La Cordillera.

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Une enquête a été ouverte, le gouvernement a finalement promis de renforcer la sécurité du leader du Pacte historique, qui a reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques, note El Tiempo. Parmi elles, Federico Gutiérrez, surnommé "Fico", le candidat de droite qui a lui-même été la cible d’une macabre mise en scène lors de la manifestation du 1er mai dimanche, à Carthagène. Un enterrement symbolique de Fico a été simulé, les manifestants portant un faux cercueil noir. Parmi eux, le sénateur Gustavo Bolívar, un très proche de... Gustavo Petro.

Des menaces de morts, des actes symboliques qui ont rendu cette course à la présidentielle "bien trop agressive, au milieu des idéologies politiques", commente El Espectador.

Le quotidien espagnol El País revient sur la longue histoire d’assassinats qui existe en Colombie. Et remarque que c’est bien le candidat Petro qui concentre les menaces les plus lourdes. Beaucoup craignent que ce candidat de gauche, directement issu de la lutte sociale et d'une guérilla urbaine, - le M-16 où il a vécu dans la clandestinité - connaisse le même sort que certains de ceux qu’il a longtemps admiré et qui ont été assassinés en pleine campagne.

États-Unis : une aide financière aux salariées qui veulent avorter, le "coup de pub" d'Amazon ?

L’annonce a été faite lundi 2 mai, avant les révélations sur la volonté de la Cour suprême de mettre fin au droit à l'avortement dans le pays. Le groupe a indiqué qu’il paierait à ses travailleurs et travailleuses jusqu'à 4 000 dollars de frais de voyage pour des traitements médicaux non critiques, y compris l'avortement, s’ils et elles doivent parcourir plus de 160km pour de telles interventions, rapporte USA Today.

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Amazon est la "dernière entreprise" en date à faire ce genre d’annonce, précise le magazine américain Fortune. Citigroup et Yelp ont déjà mis en place des politiques similaires, alors que plusieurs états américains ont restreint l’accès des femmes à l’avortement. Les entreprises Lyft et Uber se sont aussi engagées à couvrir, au Texas, des frais de justice à leurs chauffeurs. Car ces derniers peuvent désormais être poursuivis dans le cadre d’une loi qui permet aux citoyens de porter plainte contre des cliniques d’avortement, le personnel de santé ou ces chauffeurs qui emmènent des femmes se faire avorter.

Faire oublier l'action anti-syndicale d'Amazon

Amazon n’est donc pas la première ni la dernière entreprise à apporter un tel soutien. Mais avec cette annonce, elle compte surtout faire oublier "son action anti-syndicale", c’est ce que pense le site féministe Jezebel, qui évoque "un coup de pub" en expliquant que cette indemnité intervient en pleine tentative "extrêmement dystopique" d’écraser les efforts de syndicalisation en cours au sein de l’entreprise.

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D’autant qu’à partir de cette semaine, Amazon n’offre plus de congés payés aux travailleurs qui contractent le Covid-19. Seulement cinq jours de congés non rémunérés, pour se remettre de "cette maladie potentiellement mortelle", rappelle, à toute fin utile Jezebel qui plus largement, implore aux entreprises de mieux payer leurs employés, de les autoriser à se syndiquer et de leur offrir une couverture santé pour qu’ils puissent enfin avoir accès à ces soins. Et à tout le moins, "pour l’amour de dieu, des pauses pipi, bande de goules", conclue, amer, le site américain.