Le texte est notamment tenu pour responsable par ses détracteurs de difficultés d'approvisionnement en Irlande du Nord
Le texte est notamment tenu pour responsable par ses détracteurs de difficultés d'approvisionnement en Irlande du Nord
Le texte est notamment tenu pour responsable par ses détracteurs de difficultés d'approvisionnement en Irlande du Nord ©AFP - Paul Faith
Le texte est notamment tenu pour responsable par ses détracteurs de difficultés d'approvisionnement en Irlande du Nord ©AFP - Paul Faith
Le texte est notamment tenu pour responsable par ses détracteurs de difficultés d'approvisionnement en Irlande du Nord ©AFP - Paul Faith
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Résumé

La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a confirmé le 17 mai la volonté du gouvernement de Boris Johnson de revoir en profondeur ce texte, négocié entre Londres et Bruxelles dans le cadre du Brexit voté en 2016. Payer ses courses avec un sourire, c'est désormais une réalité.

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Après plusieurs jours d'agitation, la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a confirmé mardi 17 mai la volonté du gouvernement de Boris Johnson de revoir en profondeur ce texte, négocié entre Londres et Bruxelles dans le cadre du divorce voté en 2016. Parmi les modifications prévues, la suppression de tous les contrôles de marchandises envoyées de Grande-Bretagne vers la province nord-irlandaise, quand elles ne sont pas destinées à la République d’Irlande, qui, elle, est restée au sein de l’Union européenne.

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The Irish Examiner rappelle que cette question a été très longtemps le principal point de blocage dans les négociations post-Brexit. Pour éviter le retour d’une frontière douanière et terrestre à l’intérieur de l’île irlandaise, ce qui risquait de fragiliser la paix conclue en 1998 entre unionistes et républicains, les deux parties avaient convenu de déplacer les démarches vers la mer d’Irlande, pour que les marchandises soient contrôlées directement entre la Grande-Bretagne et sa province nord-irlandaise.

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Une solution dénoncée par les unionistes, qui craignent que ce protocole ne remette en question leur place au sein du Royaume-Uni, ajoute la BBC. Conséquence : plusieurs manifestations contre le protocole ont ainsi été organisées ces derniers mois en Irlande du Nord, rappelle le Belfast Telegraph. Mais, nuance The Irish Examiner, ces mobilisations, malgré "quelques flambées sporadiques de violences", n’ont pas été massivement soutenues. La conséquence est plus politique, ajoute le quotidien. Depuis la victoire du Sinn Fein, parti républicain en faveur de la réunification avec la République d’Irlande, aux élections locales d’il y a deux semaines, son grand rival, le DUP, le Parti unioniste démocrate refuse de revenir au gouvernement et de partager le pouvoir, comme le prévoit l'accord de paix de 1998.

Le Guardian voit donc dans cette annonce de la ministre britannique, une façon d’apaiser le DUP. Le chef de ce parti à Westminster, Jeffrey Donaldson, ayant déclaré que la proposition de la ministre Truss était "une étape bienvenue, bien que tardive".

Les conservateurs accros aux conflits avec l'UE

La Commission européenne elle, brandit le spectre d’une "guerre commerciale". Revenir sur le statut de l’Irlande du Nord, déjà difficilement négocié, est impensable, cela reviendrait à enfreindre le droit international.

Dans un éditorial du Guardian, le journaliste Raphael Behr commente : les conservateurs britanniques sont devenus accros au conflit avec l'UE, de peur de prendre la responsabilité des conséquences du Brexit. Pour eux, dit-il, il n’y aura jamais de concession assez grande, d’accord assez bon. Boris Johnson, s'est plaint plus tôt cette semaine : selon lui les contrôles réglementaires entre l’Irlande du Nord et le Royaume-Uni créent des obstacles supplémentaires au commerce, et de nombreux ennuis pour les entreprises. En d’autres termes, il se plaint de conditions inhérentes au Brexit déjà négociées avec Bruxelles pendant des mois et des mois. Le journaliste conclut : "le problème n'est pas que ce protocole nord-irlandais ne fonctionne pas tel qu’il a été écrit, mais qu’il a été écrit pour promulguer un Brexit qui ne fonctionne pas".

Selon le Financial Times, "répudier" ainsi certaines parties de l’accord de divorce détruirait non seulement la crédibilité du Royaume-Uni à tenir sa parole, mais pourrait aussi provoquer la colère de l’administration Biden et aller jusqu’à "diviser l’Occident". La menace d’une nouvelle crise entre Londres et Bruxelles résonne en tout cas bel et bien jusqu’aux États-Unis, puisqu’une délégation américaine du Congrès doit se rendre dans les deux capitales ces prochains jours, afin d’essayer de calmer les choses, indique le Guardian.

Souriez... c'est payé !

Mastercard ouvre une nouvelle brèche dans la technologie biométrique. La société bancaire a lancé mardi 17 mai son tout dernier système de paiement, baptisé "Wave to pay". Fini l’époque où l’on cherchait notre carte bancaire ou pire, nos pièces et nos billets dans notre sac ou nos poches une fois arrivé à la caisse. Désormais, il suffira d’un sourire ou d’un geste de la main pour régler ses achats.

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Pour l’entreprise, cela va plus vite, réduit les files d’attente et offre plus de sécurité qu’une carte standard. Mieux encore, nous dit Mastercard, ce système est plus hygiénique, alors que la pandémie n’a pas totalement disparu et que, qui sait, une autre pourrait survenir à tout moment. Nous avions le sans-contact, nous avons désormais le "sans" sans contact.

Les premiers pilotes vont être lancés au Brésil cette semaine, rapporte le Guardian, dans cinq supermarchés de São Paulo. L’offre va, dans un premier temps, se concentrer sur l’Amérique Latine, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie… Pas encore aux États-Unis ou en Europe donc, même si un déploiement au Royaume-Uni est prévu à court terme.

Un programme bien ambitieux qui fait partie des efforts de Mastercard pour redorer son blason d’innovateur et entrer sur le marché de la technologie biométrique, explique le quotidien britannique. Un marché qui pourrait dépasser les 18 milliards de dollars d’ici 2026. Il est actuellement occupé, entre autres, par Amazon, avec des lecteurs de paume de la main dans certains de ses magasins. Ce qui avait provoqué les critiques de plusieurs sénateurs américains l’an dernier, rappelle le Financial Times. Le quotidien économique et financier rappelle que les systèmes de paiement biométrique pour les particuliers, comme la reconnaissance faciale, existent depuis plusieurs années. Mais, malgré le succès qu'ils ont pu rencontrer pendant la pandémie de Covid-19, ils n’ont jamais été adoptés à grande échelle, pointés du doigt par de nombreux groupes de défense des droits civiques, sur le stockage des données, leur partage et leur sécurité.

Un chercheur de Human Rights Watch, spécialisé dans l’intelligence artificielle et les droits humains, explique ainsi à l’agence Reuters : oui, les données biométriques ont l’avantage de nous être uniques. Nos empreintes digitales, chaque détail de nos yeux, notre sourire, nos traits, contrairement aux numéros de téléphone ou mots de passe de nos boîtes mail, ces "identifiants" biométriques sont très difficiles, sinon impossibles à modifier. Mais, si par malheur ils sont volés lors d’une fuite de données ou compromis de quelque façon que ce soit, alors il sera très difficile, non seulement de les retrouver, mais surtout de les protéger à nouveau à 100%. Puisque, justement, on ne peut pas les changer.