Ron DeSantis pourrait devenir le principal adversaire de Donald Trump au sein du Parti Républicain en prévision de 2024.
Ron DeSantis pourrait devenir le principal adversaire de Donald Trump au sein du Parti Républicain en prévision de 2024.
Ron DeSantis pourrait devenir le principal adversaire de Donald Trump au sein du Parti Républicain en prévision de 2024. ©AFP - PAUL HENNESSY / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
Ron DeSantis pourrait devenir le principal adversaire de Donald Trump au sein du Parti Républicain en prévision de 2024. ©AFP - PAUL HENNESSY / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
Ron DeSantis pourrait devenir le principal adversaire de Donald Trump au sein du Parti Républicain en prévision de 2024. ©AFP - PAUL HENNESSY / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
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Résumé

Le gouverneur de Floride s'impose de plus en plus comme un homme fort du parti Républicain aux États-Unis, au point de devenir le premier rival de Donald Trump en vue de la présidentielle 2024.

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Ron DeSantis, nouveau Donald Trump ?

C'est pourtant un homme politique arrivé seulement récemment sur le devant de la scène nationale. Ron DeSantis est le gouverneur de l'Etat de Floride, élu en 2019. Il est assez jeune, 43 ans. Diplômé de Yale en histoire, puis de Harvard en droit. Il a passé 6 ans dans l'armée avant d'embrasser une carrière politique au Parti Républicain, qui l'a amené à être élu en 2012 à la Chambre des Représentants pour le 6ème district de Floride.

Jusqu'à la défaite de Donald Trump à la dernière présidentielle, DeSantis est resté sous les radars, renforçant son emprise locale. 2021, en revanche a été une année de coups d'éclat pour le jeune gouverneur, avec plusieurs lois et mesures qui ont fait beaucoup de bruit, peut-on lire sur le site de MSNBC. Comme la limitation des restrictions sanitaires contre l'épidémie de Covid-19 : selon lui, même les personnels des hôpitaux, qui sont testés positifs, doivent aller travailler s'ils n'ont pas de symptômes. Mais ses plus gros coups concernent les élections, sous couvert de sécuriser le déroulement des scrutins en Floride, alors qu'ils sont pourtant parmi les plus sûrs du pays, rappelle CNN.

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DeSantis a fait passer plusieurs mesures. L'une d'elle par exemple, réduit le nombre d'heures pendant lesquelles les urnes peuvent être mises à disposition des électeurs, ce qui a pour conséquence de rendre plus difficile l'accès au vote, en particulier celui des plus pauvres et des minorités. En prévision des élections de mi-mandat en novembre prochain - comme d'autres élus Républicains - DeSantis prévoit également de renforcer son assise locale avec un redécoupage de la carte électorale de Floride, pour lui donner 18 districts favorables contre 10 pour les Démocrates. Ce qui fait dire à MSNBC, mais aussi au journal local, le Palm Beach Post, que le gouverneur de Floride est en train de devenir le chef de file des élus les plus autocratiques des États-Unis. Et tout cela, souligne la presse américaine, il le doit à un homme : Donald Trump.

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Ron DeSantis a longtemps remercié Donald Trump pour son soutien. Ses déclarations ont notamment été ressorties par MSNBC pour montrer l'évolution du personnage. C'est le président américain qui l'a sorti de l'anonymat national quand il a tweeté en 2017 sur le fait que DeSantis ferait un excellent gouverneur de Floride. Dès lors, le jeune adoubé a tout fait pour ressembler à Trump, sur le fond comme sur la forme, allant jusqu'à copier et faire sienne toute la gestuelle du président. Mais cette année, ceux que certains journaux qualifiaient avant de "Florida guys", "la bande de Floride", sont désormais des ennemis. "Qui est le Roi de Floride" actuellement, s'interroge le New York Times, soulignant bien la rivalité naissante entre les deux hommes forts de l'Etat.

Les ambitions de Donald Trump de se présenter à nouveau à la Maison Blanche en 2024 n'ont rien d'un secret, et on prête aujourd'hui le même objectif au jeune loup DeSantis. L'entourage de l'ancien président, sentant la menace, a laissé filer dans la presse des conversations privées dans lesquelles Trump parle de son rival comme d'un homme "sans tripes", "insipide", qui "ne serait pas où il est" sans lui. Sans le nommer, il a également critiqué le fait que DeSantis n'a pas voulu préciser sa position sur la dose de rappel. Un sujet sensible chez les Républicains et leurs électeurs qui sont divisés sur la question de la vaccination. **Les deux hommes convoitent le même électorat, qui se retrouve derrière le slogan "Make America Great Again"**. Selon le New Yorker, le gouverneur de Floride chercherait même à séduire ceux qui avaient voté Trump, mais qui le trouvent aujourd'hui trop élitiste, trop intellectuel, ce qui ferait de DeSantis le pendant stupide de Donald Trump. Une bonne stratégie, selon l'un des donateurs du Parti Républicain, cité par le New York Times, DeSantis ferait un candidat "formidable" pour 2024, car meilleur stratège, plus "discipliné, et impétueux sans être trop brusque".

L'Indonésie vote le changement de sa capitale

"Pour le meilleur ou pour le pire, c'est bel et bien en train de se produire", peut-on lire dans l'éditorial du JakartaPost. La Chambre des représentants a voté ce mardi 18 janvier la loi qui va permettre au gouvernement de relocaliser la capitale (actuellement Jakarta sur l'île de Java) vers une nouvelle ville qui sera baptisée Nusantara, qui signifie "les îles de l'extérieur" ou "l'archipel", qui se trouvera dans la jungle, sur l'île de Bornéo, au nord. Mais le plan, imaginé par le président Joko Widodo est accueilli avec beaucoup de scepticisme dans la population, révèle le journal.

La raison de ce changement, sur le papier, est compréhensible. C'est la situation catastrophique de Jakarta. L'actuelle capitale est une mégalopole vieillissante, avec 30 millions d'habitants qui vivent dans un nuage de gaz d'échappement, ce qui en fait l'une des villes les plus polluées au monde. Et puis Jakarta coule de dix centimètres par an sous le niveau de la mer. La situation est intenable. Mais contrairement à ce que l'on a pu voir dans d'autres pays, les autorités ont pour ambition de déplacer la capitale loin, très loin, à plus de 2000 km de Jakarta, sur une autre île. La partie de Bornéo choisie pour accueillir la capitale concentre aujourd'hui seulement 6% de la population du pays, contre 56% pour l'île de Java, avec 152 millions d'habitants.

Le projet de nouvelle capitale futuriste sur l'île de Bornéo
Le projet de nouvelle capitale futuriste sur l'île de Bornéo
© AFP - AFP PHOTO / NYOMAN NUARTA

Impossible, aux yeux des autorités, de tout déménager. La nouvelle capitale verra les institutions et les administrations s'installer là-bas, avec une ville futuriste à en juger par le projet présenté, dans les hauteurs, au milieu de la jungle. Un paradis du vélo, berceau des innovations et de l'écologie, pour un budget de 33 milliards de dollars. Pendant ce temps, Jakarta restera la capitale économique de l'Indonésie jusqu'au moment où elle sombrera littéralement. Ainsi, déplore le Jakarta Post, que montre ce projet ? Si ce n'est le départ de la classe dirigeante du pays et d'une partie des élites vers un monde meilleur, pendant que la majorité des Indonésiens, les pieds dans la pollution et dans l'eau, rêvent d'un futur meilleur en dehors de Java.

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L'équipe

Adrien Toffolet
Production