Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le premier ministre israélien Naftali Bennett et le prince héritier émirati Mohammed ben Zayed se sont retrouvés mardi 22 mars dans la station balnéaire de Charm El Cheikh, au bord de la Mer rouge.
Parmi les sujets évoqués entre les trois dirigeants : la guerre en Ukraine qui menace la sécurité alimentaire de nombreux pays au Moyen et au Proche Orient, indique Naharnet. L’Égypte important 85% de son blé d’Ukraine et de Russie.
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L’autre sujet principal étant l’accord sur le nucléaire iranien, qui pourrait être signé à Vienne d’un jour à l’autre, explique le site d'informations arabes basé à Washington, Al Monitor. Un accord vu d'un mauvais œil par Israël, qui s'est d'ailleurs fait le porte-parole de Ryad, en l'absence de représentants du Royaume. Les deux pays partageant un sentiment mêlé de colère et de peur face à des négociations qu'ils jugent trop faibles avec Téhéran, souligne Al Monitor, qui cite cette source diplomatique israélienne évoquant la semaine dernière "une envie presque religieuse de la part des États-Unis de signer cet accord à tout prix".
Un point en particulier crispe de nombreuses capitales du Moyen-Orient. L’éventualité pour les États-Unis de retirer les Gardiens de la révolution de leur liste d’organisation terroriste. Le Jerusalem Post évoque la décision déjà prise par Washington de retirer les rebelles yéménites Houtis de cette même liste, alors que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont ces derniers mois été plusieurs fois ciblés par les insurgés, soutenus par l’Iran.
Déçus, consternés face à la politique américaine dans le Golfe, poursuit le quotidien israélien, Mohamed ben Zayed et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont notamment refusé de discuter avec Joe Biden des problèmes énergétiques provoqués par les sanctions américaines contre la Russie.
Une crise majeure dans les relations américano-arabes
Le Wall Street Journal évoque "une crise majeure dans les relations américano-arabes", rappelant le retrait chaotique des américains de l'Afghanistan. "Face à la réticence de Washington à respecter ses engagements en matière de défense, les partenaires du Moyen-Orient veulent diversifier leurs options de politique étrangère" commente le quotidien américain.
Au Liban, l’étau judiciaire se resserre autour du gouverneur de la Banque centrale
Riad Salamé est visé depuis l’an dernier par plusieurs enquêtes concernant son patrimoine. Lundi 21 mars, la juge Ghada Aoun a engagé de nouvelles poursuites contre lui pour enrichissement illicite. Selon le quotidien libanais L'Orient Le Jour, elles concernent l’acquisition d’appartements en France et des bureaux loués par la Banque centrale auprès de l’ex-compagne de Riad Salamé sur les Champs Elysées.
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Convoqué par la procureure, Riad Salamé n'a pas pris la peine de se déplacer, rappelant à l’agence Reuters qu’un rapport d’audit qu’il avait commandé démontrait "qu’aucun argent public n’avait contribué à sa fortune personnelle". Riad Salamé, aux commandes de la Banque centrale depuis presque 30 ans, était un personnage autrefois considéré comme intouchable, résume le Financial Times. Il est désormais considéré par une grande partie de la population au même titre que les dirigeants politiques.
Une affaire politique ?
C'est-à-dire responsable de la très profonde crise qui mine le pays. La pauvreté a explosé, tout comme l’inflation, la livre libanaise a plongé, tandis que de nombreux déposants ne peuvent plus accéder à leurs économies. Dans ce contexte, Ghada Aoun a aussi ordonné le gel des avoirs de plusieurs grandes banques, et une interdiction de quitter le territoire à l’encontre de leurs dirigeants. En protestation, ces banques viennent d’observer une grève de deux jours, et si elles devaient rouvrir ce 23 mars, elles menacent de continuer à hausser le ton, indique Libnanews.
La juge semble donc accélérer les démarches contre Riad Salamé, dans un contexte marqué par une forte polarisation politique, note L’Orient le Jour, mais les motivations et les méthodes de la magistrate interrogent, notamment sa proximité avec le camp du président Michel Aoun, ce dernier réclamant la révocation de Riad Salamé. Ghada Aoun, précise le quotidien suisse Le Temps, si elle n’appartient pas à la famille du chef de l’État, ne cache pas ses affinités politiques avec lui et son parti, le Courant Patriotique Libre. Leurs détracteurs affirment que ce camp, en chute de popularité, chercherait à surfer sur la cause de ces déposants inquiets, en vue des législatives du 15 mai prochain.
Les déboires du prince William et de Kate Middleton en Jamaïque
"Say us sorry !”, "demandez-pardon", c’est le mot d’ordre qui dominait mardi 22 mars, à l’occasion d’une visite du couple princier sur l’île des Caraïbes. Elle devait officiellement célébrer le jubilé de la Reine, les 70 ans de règne d’Elizabeth II et les 60 ans d’indépendance jamaïcaine. Mais à leur arrivée, le duc et la duchesse de Cambridge ont été accusés d'avoir bénéficié du "sang, des larmes et de la sueur" de l’esclavage, rapporte The Guardian.
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Une manifestation était organisée à Kingston, la capitale, pour réclamer des réparations de la part de la Monarchie. Des vendeurs locaux ont, quant à eux, appelé à renommer les rues et les lieux honorant la monarchie dans la capitale, observe le quotidien jamaïcain The Gleaner, qui rapporte que Mark Golding, leader de l’opposition en Jamaïque, demande ainsi des excuses, une bonne façon pour lui d’amorcer le processus de réparation.
Au-delà, poursuit le journal, l’opposition souhaite aussi que leur pays en finisse avec la Monarchie pour devenir une république, à l'image de l'île voisine de la Barbade qui a franchi le pas en novembre dernier, rappelle la chaîne canadienne CBC News. Le Prince William, devrait en tout cas pour la première fois reconnaître la question de l'esclavage dans un discours lors d'un banquet ce mercredi 23 mars, croit savoir le tabloïd britannique Mirror.
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