Pour diversifier ses approvisionnements la Bulgarie devait relier son réseau à ses voisins notamment la Grèce (ici à Malko Kadievo) mais elle est très en retard
Pour diversifier ses approvisionnements la Bulgarie devait relier son réseau à ses voisins notamment la Grèce (ici à Malko Kadievo) mais elle est très en retard
Pour diversifier ses approvisionnements la Bulgarie devait relier son réseau à ses voisins notamment la Grèce (ici à Malko Kadievo) mais elle est très en retard ©AFP - NIKOLAY DOYCHINOV
Pour diversifier ses approvisionnements la Bulgarie devait relier son réseau à ses voisins notamment la Grèce (ici à Malko Kadievo) mais elle est très en retard ©AFP - NIKOLAY DOYCHINOV
Pour diversifier ses approvisionnements la Bulgarie devait relier son réseau à ses voisins notamment la Grèce (ici à Malko Kadievo) mais elle est très en retard ©AFP - NIKOLAY DOYCHINOV
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Résumé

Gazprom a informé mardi 26 avril la Pologne et la Bulgarie cesser ses exportations de gaz. "Pas de panique" intiment les autorités bulgares. En Indonésie, les exportations d'huile de palme cessent à partir du 27 avril. Joie et allégresse au Brésil pour les vainqueurs du Carnaval 2022.

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À 19h, mardi 26 avril, la Pologne fut la première à faire savoir que son fournisseur de gaz russe, Gazprom l'avait informé d'un arrêt imminent de ses livraisons, et deux heures plus tard à 21h, même annonce du ministre bulgare de l'Énergie.

Même si le pays est presque entièrement dépendant du gaz russe, "Ce n'est pas encore mortel" titre le quotidien bulgare KAPITAL. "Côté russe, aucune raison n'a été donné", nous dit le quotidien économique, mais le point de départ, c'est sans doute ce décret du président russe, obligeant les livraisons de gaz à être payé en rouble.

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Ce n'est pas la première fois que la Bulgarie se retrouve dans cette situation, rappelle le quotidien économique bulgare. En 2009, les livraisons de gaz russe avaient été suspendues, déjà pour un différend entre Moscou et Kiev. La crise n'avait alors duré que cinq jours, mais survenue en plein hiver, elle avait montré qu'on ne pouvait pas compter sur la Russie pour la sécurité énergétique. "Leçon amère" mais non suivie d'une politique de diversification depuis 13 ans.

À lire aussi : Réduire la dépendance européenne au gaz russe : l'arlésienne jusqu'à quand ?

Selon le ministère de l'Énergie bulgare, il n'est pas encore nécessaire de limiter sa consommation, rapporte le quotidien Sega. "Il n'y aucune raison de paniquer", a voulu rassurer sur la radio nationale mardi 26 avril la cheffe de cabinet du premier ministre : il existe des approvisionnements alternatifs sécurisés. La Bulgarie a des accords avec l'Azerbaïdjan, l'interconnexion avec la Grèce devrait être achevée cet été, et permettre l'envoi de gaz naturel liquéfié.

Le site bulgare Mediapool est le mieux renseigné sur ce qui a pu se jouer ces derniers jours. Le 18 avril la société Bulgargaz a versé un acompte pour les livraisons de gaz du mois de mai, mais Gazprom a refusé de reconnaitre ce transfert, car il n'était pas conforme à sa recommandation de faire transiter l'argent via deux comptes, l'un en dollars, l'autre en roubles.

Un expert en énergie cité par le quotidien Sega, considère que la décision russe est une violation flagrante du contrat d'approvisionnement, puisque le gaz pour le mois d'avril a bien été payé et que la coupure intervient quatre jours avant la fin du mois. Il anticipe des restrictions de consommation pour l'industrie.

Le grand risque, c'est que la Russie arrête toutes les exportations vers l'Europe. Il n'est pas logique de s'arrêter uniquement à la Bulgarie, qui a une faible consommation. Maintenant, ceux qui ont entravé la construction rapide de l'interconnexion avec la Grèce et se font désormais passer pour les plus grands euro-atlantistes, allez les voir ! Le chaos est total et je pense que l'arrêt ne sera pas seulement pour la Bulgarie. Vasko Nachev, expert en énergie cité par Sega.

Reste à savoir comment cette coupure de gaz pour ces deux pays affectera les échanges gaziers européens, et donc les prix, poursuit Sega. Le ministre bulgare de l'Énergie doit s'exprimer sur tous ces sujets ce mercredi 27 avril.

En Indonésie : l'huile de palme ne sera plus exportée

La denrée iconique du pays, l'huile de palme sera interdite d'exportation à partir du jeudi 28 avril. C'est aussi l'une des répercussions de la guerre en Ukraine. Le président Joko Widodo l'a annoncé vendredi 22 avril, et depuis, les journaux indonésiens en parlent tous les jours.

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Peu de temps après l'annonce soudaine de cette interdiction, le prix de l'huile de soja a d'ailleurs atteint un record à la bourse de commerce de Chicago, nous apprend le journal Kompas, cité par Courrier International.

L'Indonésie pèse 59% de la production mondiale d'huile de palme, huile qu'elle garde en partie sur son sol pour la transformer en huile de cuisson. Huile dont le prix a bondi depuis le début de la guerre en Ukraine. Avec cette interdiction d'exportation de l'huile brute, le président indonésien veut faire baisser le prix de l'huile de cuisson locale, a expliqué mardi 26 avril le ministre de l'Économie lors d'une conférence de presse relayée par le quotidien Republika.

Le quotidien Tempo rentre dans le détail de ce qu'il est interdit d'exporter. Ce n'est pas l'huile de palme brute de couleur rouge, mais l'oléine de palme, raffinée, blanchie et désodorisée. L'interdiction est temporaire, a expliqué le ministre de l'Économie, et cessera quand le prix de l'huile de cuisson en vrac reviendra à 14 000 roupie le litre dans toute l'Indonésie.

"La moitié de vos courses contient de l'huile de palme, voici pourquoi les prix pourraient monter en flèche", titre l'édition hongkongaise de CNN Business.

"Le prix de l'huile de cuisson, des nouilles instantanées, des collations, de la margarine pourraient augmenter lorsque les restrictions d'exportations vont rentrer en vigueur", annonce un analyste cité par CNN.

L'oléine de palme représente 40 à 50% des exportations indonésiennes, l'Inde en est le premier importateur mondial. Or, les prix étaient déjà sous pression depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, car les ports de la Mer Noire étant bloqués, les cargaisons d'huile de tournesol ukrainienne le sont aussi.

L'indice FAO qui mesure la variation mensuelle des prix internationaux d'un panier de produits alimentaires est supérieure de 33% à ce qu'il était il y a un an, l'interdiction indonésienne ajoute donc "de l'huile sur le feu" commente un analyste de J.P. Morgan cité par CNN.

La Malaisie pourrait aider à combler le déficit d'huile sur les marchés mais elle souffre d'une pénurie de main d'œuvre depuis la pandémie, conclue l'article. Crise sur crise, c'est le moment dans lequel on vit, comme l'a constaté le FMI la semaine passée.

À lire aussi : Guerre en Ukraine, faillites et risques de famine au menu du FMI

Brésil : et les vainqueurs du Carnaval sont....

Mardi 26 avril était prononcée l'annonce des vainqueurs des Carnavals de Rio et de Sao Paulo. Un carnaval décalé de quelques mois en raison du Covid. La vidéo de Globo News ci-dessous nous emmène dans les coulisses de cette annonce. C'est l'école de samba Mancha Verde qui a gagné : le thème de leur défilé était "Planeta Agua", "planète eau", l'eau comme ressource naturelle, mais aussi comme élément rituel.

À Rio, c'est l'école de samba Grande Rio que les juges ont mis en tête, et c'est une grande première : en 90 années de carnaval, jamais cette école n'avait remporté le carnaval. Une école de samba, représente 20 000 personnes défilant pendant une heure et demi, sur la même chanson, dont le Globo News nous partage un extrait du défilé de Grande Rio.

Après plus d'un an d'absence, l'édition 2022 du carnaval brésilien s'est faite cette année plus politique, en raison des élections présidentielles de l'automne, rapporte la BBC.

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L'un des défilés a mis en scène un homme se transformant en crocodile après une piqûre, une façon de ridiculiser le président Bolsonaro, qui avait suggéré en pleine pandémie que les vaccins contre le Covid pouvaient transformer les gens en crocodile.

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