Des trains régionaux à Munich, en Allemagne. Photo d'illustration.
Des trains régionaux à Munich, en Allemagne. Photo d'illustration. ©AFP - Christof Stache
Des trains régionaux à Munich, en Allemagne. Photo d'illustration. ©AFP - Christof Stache
Des trains régionaux à Munich, en Allemagne. Photo d'illustration. ©AFP - Christof Stache
Publicité

Dans la presse allemande, l'officialisation d'un abonnement illimité pour les transports en commun suscite de l'enthousiasme et quelques interrogations.

Moyennant 49 euros, par mois, les Allemands auront accès dès l'année prochaine à un abonnement qui leur permettra d'utiliser l'intégralité des transports en commun du pays. Public comme privé. Métro, ligne de bus et même trains interrégionaux... Annoncé le mois dernier, cet abonnement a été officialisé cette semaine après un accord entre le gouvernement et les régions.

Les entreprises de transports du pays saluent le "grand potentiel" de cette réforme, rapporte la  Deutsche Presse-Agentur. Il y avait cet été, une offre similaire, à 9 euros par mois seulement mais elle était temporaire. Or, avec le *Deutschlandticket (*le petit nom de cet abonnement), les Allemands vont pouvoir réellement "changer leurs habitudes" dans la durée se réjouit la Verband Deutscher Verkehrsunternehmen, l'Association des entreprises de transport allemandes. Son président explique que cet abonnement permet désormais à chacun de se poser concrètement la question suivante : "Que vais-je faire de ma voiture ?"

Publicité

Une réforme bonne pour le climat mais aussi pour le portefeuille des Allemands. La  Norddeutscher Rundfunk, la radio publique nord-allemande s'est amusée à faire le calcul : un habitant d'Hanovre économisera avec son nouvel abonnement entre 100, et presque 600 euros par an. Rien que pour se déplacer dans sa propre ville...

Intéressant pour ceux qui habitent dans les métropoles. Mais est-ce également le cas pour les autres ? Rien n'est moins sûr, selon Markus Söder, le président de Bavière, qui est favorable à la mesure mais qui émet quelques réserves, lorsqu'il est interrogé par la  Bayerischer Rundfunk : "Si vous avez l'habitude de rouler dans une région où il existe un seul bus, qui passe une seule fois par jour... cette offre n'a pas d'utilité".

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

C'est pourquoi il demande au gouvernement davantage d'investissement pour développer l'offre de transport régionale. Un sujet d'autant plus important, que le prix du train à grande vitesse allemand pourrait lui exploser avec le lancement du Deutschlandticket, alerte l'hebdomadaire Die Zeit. L'équivalent local du TGV n'étant pas compris dans l'abonnement, le coût des billets pourraient augmenter pour compenser le manque à gagner engendré par cette nouvelle concurrence, explique le journal.

Au Pays-Bas, la bataille ne fait que commencer entre les "dark stores" et la municipalité d'Amsterdam...

On parle là de ces magasins qui fleurissent par dizaine dans les grandes villes européennes. Plutôt que des magasins, il s'agit d'ailleurs davantage de petits entrepôts qui permettent aux plateformes de livraison de courses à domicile de préparer leur commande, avant de les remettre à des livreurs à scooter.

Amsterdam a décidé de mener une bataille assez vive contre ces dark stores. Bataille juridique qui prend parfois des détours assez kafkaïens, nous raconte le quotidien Het Parool. Pour tenter de contourner le règlement qui interdit ces magasins dans le centre ville, une des entreprises a décidé cet été d'ouvrir son dark store au public et d'y proposer de la vente de produit en direct, sans passer exclusivement par la livraison.

Se pose alors un problème juridique assez subtil raconte le journal : faut-il ou pas considérer qu'un dark store, qui sort de l'ombre, devient dès lors une simple épicerie de quartier, tout ce qu'il y a de plus légal ? Bien essayé mais non, semble répondre la municipalité qui demande à nouveau la fermeture du dit magasin. Citée par Het Parool, la ville explique que ce magasin “n’apporte rien, n’a même pas de produits rayons frais” et n'est qu'un prétexte pour faire de la livraison.
Le journaliste confirme, puisqu’il explique être passé devant l’enseigne quelque jours auparavant et n’y avoir aperçu personne à part les employés.

Décision injuste, dénonce l'entreprise, qui se demande ce qui la différencie finalement des pizzérias situées à côté. Puisqu'elles aussi, combinent vente directe et livraison à domicile.

En Afrique, une nouvelle espèce invasive de moustique laisse craindre le pire dans la lutte contre le paludisme...

La presse scientifique se fait l'écho de cette étude, qui documente le comportement d'un moustique venu d'Asie et qui est particulièrement résistant. Le moustique Anopheles Stephensi ne craint pas les insecticide, explique Nature. Il ne craint pas non plus la sécheresse, détaille The New Scientist.

Il est apparu pour la première fois sur le continent en 2012, à Djibouti, alors que le pays était justement sur le point d'éliminer le paludisme. La nouveauté de cette étude, c'est qu'elle fait le lien entre l'explosion des cas de contamination cette année dans l'est de l'Ethiopie, et la présence de ce moustique retrouvé quasi systématiquement à quelque mètre du foyer des malades.

Très adapté à l'environnement des villes, alors que de nombreuse régions africaines connaissent justement une forte urbanisation, l'insecte inquiète les scientifiques, qui appellent à repenser les politiques de lutte contre la propagation du paludisme.

L'équipe