"Nous appelons à l'arrêt immédiat des exercices militaires" chinois, a déclaré le premier ministre japonais Fumio Kishida aux côtés de Nancy Pelosi à Tokyo. ©AFP - Kazuhiro NOGI
"Nous appelons à l'arrêt immédiat des exercices militaires" chinois, a déclaré le premier ministre japonais Fumio Kishida aux côtés de Nancy Pelosi à Tokyo. ©AFP - Kazuhiro NOGI
"Nous appelons à l'arrêt immédiat des exercices militaires" chinois, a déclaré le premier ministre japonais Fumio Kishida aux côtés de Nancy Pelosi à Tokyo. ©AFP - Kazuhiro NOGI
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Résumé

Le Japon, proche allié des Etats-Unis mais dont la Chine est aussi le premier partenaire commercial, s'est retrouvé en première ligne des tensions sino-américaines autour de Taïwan, multipliant les appels à "l'arrêt immédiat" des exercices militaires de Pékin.

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Le ministre de la défense japonais a déclaré ce vendredi 5 août, que cinq missiles balistiques chinois avaient atterri dans la Zone Economique Exclusive du pays (ZEE), près d’Okinawa, à l’est de Taïwan, rapporte Le Japan Times.

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Okinawa, où se trouve une base aérienne américaine, à Kadena. De quoi inquiéter donc sérieusement au sein des cercles politiques et sécuritaires de Tokyo à Washington, nous dit Le New York Times. Avec ces tirs, Pékin envoie un avertissement très clair aux deux capitales, si l’une ou l’autre s’avisait de venir en aide à Taipei en cas de conflit.

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Cela intervient alors que la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi est justement arrivée jeudi 4 août au soir, au Japon. Elle a rencontré le Premier ministre Fumio Kishida. Tous deux assurent "travailler ensemble pour maintenir la paix, la stabilité dans le détroit de Taïwan", indique les quotidiens japonais. Kishida condamnant par ailleurs fermement ces exercices militaires. Le New York Times qui cite un expert des relations internationales japonaises, affirmant que "si quelqu’un à Tokyo pensait pouvoir éviter d’être impliqué dans un conflit autour du détroit de Taïwan, les chinois ont démontré qu’il n’en était rien".

Et cela renforce l'opinion croissante à Tokyo selon laquelle une crise à Taïwan est aussi une crise pour le Japon, abonde le quotidien japonais Nikkei Asia. Le même avertissement avait été lancé en décembre dernier par l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, récemment assassiné.

La Chine a déjà, par le passé, des navires de guerre et des avions de combats dans cette zone, rappelle Le Japan Times, notamment pendant la troisième crise du détroit de Taïwan entre 1995 et 1996. Mais ici la portée de ces exercices est beaucoup plus large, ils couvrent les zones situées à l’est de Taïwan donc. Et en cas d’invasion chinoise, c’est précisément là où les forces américaines et japonaises se positionneraient, note le quotidien japonais.

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Le correspondant à Tokyo du quotidien suisse Le Temps raconte que les garde-côtes ont demandé aux pêcheurs de Yonaguni, une île japonaise située à une centaine de km de Taïwan d’interrompre leurs activité le temps que vont durer ces manœuvres chinoises. Emprunté notamment par les méthaniers qui acheminent du gaz naturel liquéfié au Japon, le détroit de Taïwan est essentiel pour l’économie nippone.

Éviter tout "pacifisme romancé"

Selon Le New York Times, certains analystes estiment que si l’intention de Pékin est d’intimider le Japon, ces tirs de missiles pourraient avoir l’effet inverse. Et notamment donner raison à ceux qui appellent à augmenter sérieusement les dépenses en matière de défense. Nikkei Asia rappelle qu’en avril dernier le parti libéral démocrate au pouvoir avait recommandé au gouvernement de doubler la part de ces dépenses, pour les pousser à 2% du PIB.

Le journal estime que la situation géopolitique actuelle - l’invasion russe de l’Ukraine, la Chine qui bombe le torse et une certaine prudence des États-Unis - compliquent le modèle d'après-guerre nippo-américain, aujourd’hui impossible à tenir estime Nikkei Asia, qui se permet aussi de mettre en garde les dirigeants japonais contre toute forme de "pacifisme romancé". D’ajouter : "la diplomatie est toujours le premier geste pour éviter les conflits, mais la dissuasion devrait aussi être élargie".

Le New York Times évoque également des politiciens plus bellicistes qui vont jusqu’à pousser Tokyo à accueillir des armes nucléaires américaines comme moyen de dissuasion. Un tel discours aurait été impensable il y a dix ans, commente le quotidien américain.

2012, l’année du différend territorial entre la Chine et la Japon autour des îles Senkaku, quand Tokyo a acquis une partie supplémentaire de ce territoire, revendiqué depuis des décennies par Pékin, de quoi dégrader considérablement les relations entre les deux pays, d’autant plus que l’épisode avait lieu en pleine année du 18ème congrès du Parti Communiste.

Et dans cette crise taïwanaise, il faut se méfier de l’histoire qui rime, avertit Kuni Miyake dans un éditorial du Japan Times. Alors qu'on approche du 20ème Congrès prévu en novembre prochain, moment critique pour Xi Jinping, qui brigue un 3ème mandat. Et alors que la visite de Nancy Pelosi à Taïwan vient justement déjà de "marcher sur la queue du dragon".

En Angleterre, un maire unique au monde veut conserver son bureau

Son prénom : Patrick. Il n'est maire de Cockington, petit village du sud-ouest anglais, que depuis moins de deux semaines. Mais il n’a déjà plus d’endroit pour travailler. Le problème ici, c’est qu’il ne s’agit pas d’un bureau classique mais d’un enclos, rempli de foin.

Tout simplement parce que Patrick ... est un poney.

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C’est le Washington Post qui nous raconte l’histoire surprenante de ce poney shetland de 4 ans, à la crinière soigneusement peignée, qui jusqu’ici rencontrait les habitants du village dans "son espace de travail", à savoir le petit jardin du pub "The Drum Inn". Ces derniers l’avaient désigné maire via une pétition, l’objectif étant de promouvoir le village avec humour grâce à cet édile très charismatique.

C’était jusqu’à ce que le conseil municipal décrète que l'enclos nécessitait un permis de construire et devait être démonté, après une plainte déposée par un des habitants. Il faut aussi que la zone soit reclassée, pour passer de "jardin" à "pâturage officiel".

Les propriétaires se disent dévastés. Une bonne partie de Cockington est aujourd’hui en émoi, car avant de devenir maire, Patrick était une figure très appréciée dans le village. Il avait un rôle de thérapeute, auprès de ceux qui souffrent par exemple d’anxiété, ou bien auprès de personnes en situation de handicap ou très malades. Pendant la pandémie et le confinement beaucoup de gens ont suivi le quotidien de Patrick sur les réseaux.

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L’occasion de rappeler que Cockington n’est pas la seule ville à avoir eu un animal comme maire. Le Guardian cite le chien Bosco, à Sunol en Californie, aux États-Unis ou encore le chat Sweet Tart à Omena dans le Michigan. Poste également décroché par la chèvre Lincoln à Fair Heaven, il y a trois ans, après une campagne serrée contre... un chien.

L’affaire Patrick est en tout cas remontée jusqu’au député conservateur de Torbay, Kevin Foster, qui regrette cette décision selon lui "disproportionnée" du conseil municipal. Cette semaine des milliers de personnes ont envoyé des messages de soutien aux propriétaires, qui cherchent un autre endroit pour que Patrick puisse continuer à réconforter les uns et les autres dans cette période un peu morose et anxiogène, disent-ils. Du moment qu’il y a une pinte de Guinness à portée de sabots… puisque c’est le péché mignon, paraît-il, de ce shetland, né le jour de la Saint-Patrick, s’amuse le quotidien irlandais Irish Central.

Références

L'équipe

Camille Marigaux
Production