Affiches électorales à Dbayeh (Liban) le 05/05/22
Affiches électorales à Dbayeh (Liban) le 05/05/22
Affiches électorales à Dbayeh (Liban) le 05/05/22 ©AFP - Joseph Eid
Affiches électorales à Dbayeh (Liban) le 05/05/22 ©AFP - Joseph Eid
Affiches électorales à Dbayeh (Liban) le 05/05/22 ©AFP - Joseph Eid
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Résumé

Les élections législatives de ce 15 mai au Liban pourraient être marquées par l'abstention et la montée du Hezbollah, alors que les partis issus du mouvement de contestation de 2019 peinent à se faire entendre. En Inde des parents portent plainte contre leur fils qui ne leur donne pas d'héritiers.

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Au Liban : Les élections législatives de dimanche 15 mai peuvent-elles changer quelque chose à la profonde crise que traverse le pays ?

Dans la presse internationale, nombreux sont ceux à se poser la question, mais surtout dans la population-même du Liban, à deux jour de ce scrutin où se joue pourtant, selon L’Orient-Le Jour, rien de moins que l’avenir du pays.

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Avenir obscurci on le sait par cette crise économique abyssale qui plonge 80% des Libanais sous le seuil de pauvreté et met au chômage un tiers de cette même population. Ces législatives seront les premières depuis le soulèvement populaire de l’automne 2019 qui avait donné corps au rejet massif d’une classe et d’un système politique basé sur le confessionnalisme gangréné par la corruption et le statu quo.

Que reste-t-il de cette profonde aspiration au changement ? Voilà l’un des principaux enjeux du scrutin pointé par le quotidien francophone de Beyrouth qui constate que, vues depuis la rue, ces élections ressemblent à toutes les précédentes. Identiques car phagocytées par les partis traditionnels et leurs machines électorales bien huilées, les communautés et quartiers acquis à leur cause, les millions dépensés dans les affiches et les achats d’articles ou de débats favorables dans la presse.

Le site Arab News décrit très explicitement comment le premier businessman venu peut acheter des voix par milliers pour se payer sa place au pouvoir : trois cents dollars par électeur soudoyé, c’est une somme énorme dans le Liban d’aujourd’hui, rongé par l’hyperinflation et les pénuries.

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Business, corruption et clientélisme confessionnel as usual, donc… sauf qu’il y a bien des partis, des candidats qui veulent porter aux urnes l’élan de la contestation de 2019. Pour Foreign Policy, Anchal Vohra s’intéresse à leurs chances de victoire dimanche 15 mai et constate qu’elles sont bien minces : même si 98% des Libanais interrogés le mois dernier par un sondage d’Oxfam affichaient un avis négatif sur leur classe politique, 40% reconnaissaient qu’ils allaient quand même voter pour les partis traditionnels… et parmi les autres il faut s’attendre à une abstention en hausse.

Cela laisse peu de réserve de voix pour les candidats de la contestation, qui, il faut bien le dire, se présentent en ordre dispersé, sans avoir eu les moyens de se faire connaître et entendre des électeurs, sans leaders vraiment identifiés. L’Orient-Le Jour signale qu’il y a certes des ralliements, des regroupements de dernière minute dans certaines circonscriptions pour tenter de ne pas éparpiller les voix du changement. Mais il n’est pas sûr que la tentation du vote utile ne joue pas, in fine, en la défaveur de ceux qui portent, timidement mais de manière déterminée, le ras-le-bol exprimé il y a deux ans dans les rues.

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L’un des autres enjeux c’est le score que fera le Hezbollah, en embuscade dans ces élections. Le parti chiite/milice armée pro-iranienne pourrait être l’un des grands gagnants du scrutin de dimanche 15 mai à en croire l’agence américaine Reuters qui rappelle que dans l’électorat sunnite libanais, le retrait du parti du futur, mené par l’ex-Premier ministre Saad Hariri et soutenu par l’Arabie saoudite, a laissé un énorme vide qui ne devrait pas tant profiter à d’autres partis sunnites qu’à l’abstention et à l’éparpillement des voix. Et donc, débarrassé d’un de ses plus sérieux rivaux, c’est bien le Hezbollah qui pourrait tirer profit de cette situation.

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Pour rappel, le parti et ses alliés avaient conquis 71 sièges sur 128 aux dernières législatives en 2018, ce qui leur avait donné un rôle prépondérant dans la crise politique qui avait suivi et dont le Liban est loin d‘être sorti. Il faut aussi rappeler que des dirigeants du Hezbollah à Beyrouth sont soupçonnés d’avoir une responsabilité dans l’énorme explosion qui avait ravagé le port et une bonne partie de la capitale en août 2020, même si, pour le moment, aucune procédure en justice n’a pu aboutir. Tout cela pèsera-t-il dans les votes de dimanche ? Rien n’est moins sûr. Ce sont surtout l’abstention et l’éparpillement des électeurs traditionnels du clan Hariri qui pourraient jouer en faveur du Hezbollah et derrière lui l’Iran. Au détriment aussi des monarchies sunnites du Golfe qui regardent cette élection de très près, mais avec aussi beaucoup d’appréhension.

À lire aussi : Élections législatives au Liban : les partis confessionnels restent favoris

En Inde : un couple de parents porte plainte contre leur fils qui ne leur offre pas de petits-enfants

Ces deux retraités que nous présente la BBC India font sensation en Inde car ils viennent de déposer plainte contre leur fils et leur belle-fille. La raison ? Ils ne leur ont pas donné de petits-enfants alors qu’ils sont mariés depuis six ans. Le couple de plaignants explique le plus naturellement du monde qu’ils ont tout payé depuis la naissance de leurs fils : les bonnes écoles, les études et la vie à l’étranger, le retour chez papa-maman le temps de trouver du travail, puis un mariage à 80 000 dollars… Tout cela avec l’idée d’un retour sur investissement : un ou plusieurs petits-enfants à la clé - précisant que garçon ou fille, ils ne seraient pas regardants - pour, disent-ils encore, occuper leurs vieux jours.

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Seulement, après six années de vie commune, raconte le Times of India, les ingrats trentenaires ne montrent pas plus que cela d’empressement à procréer, au grand dam de leurs financeurs - pardon, de leurs parents -, qui en arrivent donc à se tourner vers la justice, pour réclamer réparation à hauteur - excusez du peu - de 625 000 euros si d’aventure un bébé ne naissait pas dans l’année à venir !

Le procès se tiendra le 17 mai et l’affaire est déjà abondamment commentée dans la presse locale tant elle interroge sur la vision traditionnelle de la famille et de la parentalité dans la société indienne.