Batterie de roquettes HIMARS américaine exposée à Riyad, Arabie Saoudite le 06/03/22
Batterie de roquettes HIMARS américaine exposée à Riyad, Arabie Saoudite le 06/03/22 ©AFP - Fayez Nureldine
Batterie de roquettes HIMARS américaine exposée à Riyad, Arabie Saoudite le 06/03/22 ©AFP - Fayez Nureldine
Batterie de roquettes HIMARS américaine exposée à Riyad, Arabie Saoudite le 06/03/22 ©AFP - Fayez Nureldine
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Alors qu'ils s'inquiètent des trafics d'armes en Ukraine, les alliés de celle-ci doivent-ils lui livrer plus de lance-roquettes mobiles HMARS afin de renverser le rapport de force militaire face à la Russie ?

On parle beaucoup ces dernières semaines des avancées de l’armée russe dans la région du Donbass dans l’est de l’Ukraine, avec cette idée de plus en plus prégnante que la guerre en Ukraine va durer des mois encore, peut-être des années. Max Boot, historien militaire et éditorialiste au Washington Post, refuse pour sa part de céder à ce qu’il considère comme du "fatalisme, voire du défaitisme" et qui, selon lui, ne fait que servir les intérêts russes.

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Faut-il envoyer encore plus d’armes lourdes à l’Ukraine ?

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"Au lieu de nous résigner, poursuit l'éditorialiste américain plutôt classé dans le camp conservateur, nous ferions mieux de chercher comment empêcher l’agression russe de durer" : et ça tombe bien, nous dit-il encore, une solution existe. Elle s’appelle HIMARS, ou en français "lance-roquette multiple", ce type d’artillerie monté sur des camions qui permet des tirs de forte puissance et de grande précision à des distances pouvant aller jusqu’à 65 kilomètres. Des armes qui ont prouvé leur efficacité ces derniers jours, comme le note le journal en ligne Ukrainska Pravda, en permettant à l'armée ukrainienne de détruire deux entrepôts de munitions et des postes de commandement russes dans les régions occupées de l’est et du sud ukrainien, causant selon des bloggeurs militaires russes de très importantes pertes humaines et matérielles à l'occupant.

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Ces coups sévères portés à la force militaire russe, les Ukrainiens les ont réussis avec les 9 batteries HIMARS qui leur ont été livrées. "Alors imaginez les dégâts s’ils en possédaient quelques dizaines de plus", assène Max Boot :  il estime qu’avec une soixantaine de batteries mobiles, le rapport de force militaire pourrait basculer en faveur des Ukrainiens. Et le conflit pourrait être plié avant l’hiver.

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"Les lance-roquettes HIMARS ont déjà changé la face du conflit", confirme le Wall Street Journal, citant le conseiller du président ukrainien Oleksiy Arestovich. Mais il faut aller plus loin, répète le Washington Post cette fois dans un édito daté du 9 juillet. Le quotidien y appelle clairement le Pentagone à envoyer plus d’HIMARS à l’Ukraine :  alimenter la guerre à court terme, permettre à Kyiv de récupérer les territoires occupés du sud et repousser l’avancée russe dans le Donbass, pour ensuite sur le long terme arracher la paix dans des conditions acceptables pour l’Ukraine.

Trafics d'armes en Ukraine : les Européens et l’OTAN inquiets

C’est à lire dans le Financial Times : les pays occidentaux alliés de l’Ukraine ont déjà promis (et en partie livré) des armements pour un montant total de 10 milliards de dollars : des missiles anti-char portatifs aux véhicules blindés en passant par les fameux HIMARS et des tonnes de munitions de tout calibre. Des livraisons d’armes qui selon un officiel occidental "arrivent par le sud de la Pologne et sont ensuite séparés en différents petits convois pour passer la frontière ukrainienne. A partir de là, reconnaît-il, on ne sait plus du tout où vont les armes, qui les utilise, ni même si elles restent sur le territoire ukrainien".

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Il y a donc selon le Financial Times des discussions - voire des pressions - sur les autorités de Kiyv pour pousser la partie ukrainienne à mieux lister et tracer les matériels militaires et leur utilisation. La crainte, c’est que des groupes criminels qui ont proliféré en Ukraine ces dernières décennies grâce à la corruption de certains dirigeants politiques et militaires ne détournent une partie de l’aide militaire pour la revendre sur le marché noir, en Europe ou plus loin encore. Cela a déjà commencé, déclarait dès le mois d’avril 2022 une enquête d’Europol, l’agence européenne de lutte contre la criminalité. "Nous ne sommes pas arrivés à empêcher ces trafics d’armes en Yougoslavie dans les années 2000, nous ne les empêcherons certainement pas non plus en Ukraine", reconnaissait vendredi 9 juillet la ministre de la Défense de la République tchèque qui assure en ce moment la présidence de l’UE.

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A ce sujet, on apprend sur le site Euro-Observer que l’Union vient d’installer une mission en Moldavie pour lutter contre ces trafics d’armements. La préoccupation est donc bien réelle… mais pour la présidence ukrainienne, mettre l’accent sur ces trafics, c’est faire le jeu de Moscou. D’ailleurs le site UkrInform réfute une information abondamment relayée par la presse russe selon laquelle une batterie de roquettes HIMARS aurait été vendue par des traîtres ukrainiens à l’armée russe pour 800 000 dollars. Pure désinformation moscovite, assure le ministère ukrainien de la Défense.

Mali : 49 Casques bleus ivoiriens arrêtés

De soldats envoyés officiellement pour relever le contingent ivoirien qui intervient au Mali depuis des années sous mandat de l’ONU ont été arrêtés, précise Jeune Afrique. L’atterrissage de deux avions, l’un avec les militaires, l’autre avec leurs armes et matériels, n’aurait en principe pas dû éveiller le soupçon. Mais dans un Mali tenu par un gouvernement de transition militaire depuis le coup d’Etat de 2021, ce débarquement ivoirien a déclenché une rumeur qui s’est propagée à la vitesse de l'éclair sur les réseaux sociaux : Abidjan était en train de déclencher un nouveau coup d’Etat, cette fois fomenté de l’extérieur du Mali, pour renverser le putschiste Assimi Goïta et ses officiers. Ces derniers d’ailleurs ont été les premiers à alimenter cette version des faits, selon le quotidien ivoirien Fraternité Matin qui souligne les "incohérences" du récit officiel malien.

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Les 49 Casques bleus ivoiriens, qualifiés de "mercenaires" par le pouvoir malien, ont donc été arrêtés dimanche 11 juillet dès leur descente de l’avion à Bamako. Une interpellation vécue comme une provocation inamicale par la Côte-d’Ivoire, dont les dirigeants, nous dit le site d’info Connection Ivoirienne, ont appelé hier à la "libération immédiate et sans conditions" des soldats.

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Appels au calme aussi adressés à une population ivoirienne qui ne décolère pas sur les réseaux sociaux contre cette provocation supplémentaire des militaires maliens. Dans l’édito du journal en ligne burkinabé Wakat Sera, on accuse les dirigeants maliens de céder toujours plus au populisme pour affirmer leur pouvoir, en se fabriquant des ennemis, en inventant des mercenaires couteaux entre les dents là où il n’y a que des soldats d’un pays ami. Attention tout de même, prévient Morin Yamongbé, "la flammèche de la haine de la division et de la violence est facile à allumer, mais l’incendie est toujours difficile à éteindre".

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