Des étudiantes de l'Ecole Supérieure de Commerce de Bordeaux (ESC) le 13 octobre 2003 à Talence. Près de 4000 élèves étudient à l'ESC.
 Des étudiantes de l'Ecole Supérieure de Commerce de Bordeaux (ESC) le 13 octobre 2003 à Talence. Près de 4000 élèves étudient à l'ESC. ©AFP - PATRICK BERNARD / AFP
Des étudiantes de l'Ecole Supérieure de Commerce de Bordeaux (ESC) le 13 octobre 2003 à Talence. Près de 4000 élèves étudient à l'ESC. ©AFP - PATRICK BERNARD / AFP
Des étudiantes de l'Ecole Supérieure de Commerce de Bordeaux (ESC) le 13 octobre 2003 à Talence. Près de 4000 élèves étudient à l'ESC. ©AFP - PATRICK BERNARD / AFP
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La différence de traitement entre homme et femme débute dès la sortie de certaines écoles de commerce. Pour que cela change il faudrait que les élèves se sentent concernés dès leur scolarité.

"A peine diplômées, les femmes victimes d’inégalités" titre Le Monde ce matin dans ses pages consacrées aux écoles de commerce. Le quotidien constate qu’il s’agit: "d’un écart qui persiste et qui revient, presque immuable au fil des ans". Chaque mois de juin, l’enquête emploi de la Conférence des grandes écoles (CGE), qui interroge tous les nouveaux diplômés, relève des différences importantes entre la situation des hommes et celle des femmes dès leur entrée sur le marché du travail.

Ainsi, dès leur premier emploi, les hommes gagnent 11% de plus que les femmes de leur promotion."

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Et ce n’est pas tout, car selon la dernière livraison de cette étude, les jeunes femmes ont davantage tendance à décrocher des contrats précaires : 79% de celles qui travaillent sont en CDI, contre 86% des diplômés masculins. Enfin, 75% d’entre elles ont le statut de cadre, contre 83% des garçons.  

Dans cette situation, interroge Le Monde, quelle est la part de responsabilité des écoles de management qui forment les futurs cadres dirigeants et recruteurs ? En font-elles assez pour préparer leurs étudiants à ces réalités?". 

D’après Le Monde, beaucoup d’écoles de commerce ont désigné ces dernières années des référents sur l’égalité homme-femme, qui se réunissent autour des bonnes pratiques dans le cadre de la CGE. Mais, déplore le journal, pour l’instant, les effets de ces initiatives ne se font pas sentir dans les statistiques d’embauche post-diplôme. Le quotidien note que l’écart était peu ou prou le même il y a dix ans. La présidente du réseau dediplômées « HEC au féminin », Evelyne Kuoh, explique que la difficulté est que les jeunes étudiantes se sentent peu concernées par cette réalité :

"Elles ont passé avec brio toutes les étapes de la sélection", dit-elle. "Comment peuvent-elles s’imaginer qu’après ce parcours, il puisse exister un biais de genre et, cela, dès la première embauche ?". 

L'équipe

Dani Legras
Production