Des activistes des droits des animaux se mobilisent contre l'exploitation des animaux de cirque le 11 novembre 2017 à Marseille, en France.
Des activistes des droits des animaux se mobilisent contre l'exploitation des animaux de cirque le 11 novembre 2017 à Marseille, en France.  ©AFP - CITIZENSIDE / GERARD BOTTINO / CITIZENSIDE
Des activistes des droits des animaux se mobilisent contre l'exploitation des animaux de cirque le 11 novembre 2017 à Marseille, en France. ©AFP - CITIZENSIDE / GERARD BOTTINO / CITIZENSIDE
Des activistes des droits des animaux se mobilisent contre l'exploitation des animaux de cirque le 11 novembre 2017 à Marseille, en France. ©AFP - CITIZENSIDE / GERARD BOTTINO / CITIZENSIDE
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Le mensuel We Demain du mois de décembre s’intéresse au sort des animaux de cirque. Le magazine rappelle que ces dernières années, plusieurs gouvernements ont légiféré sur l’utilisation des animaux sauvages à des fins de divertissement.

A ce jour, 27 pays ont totalement interdit leur présence dans les cirques, dont la Finlande dès 1996, Israël en 1998, la Grèce en 2011, l’Iran l’année dernière et la Roumanie en juin. 

En France, de plus en plus de communes décident d’interdictions similaires : seulement 16 en 2015, elles sont aujourd’hui près d’une soixantaine, note la revue.

Et même si les cirques traditionnels s’insurgent, mettant en avant le bien-être de leurs bêtes, We Demain constate que le débat est plus profond, et s’étend à leur détention et à leur exploitation. 

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Selon le vétérinaire spécialiste des mammifères marins, Pierre Gallego, « les principaux troubles engendrés par l’itinérance et les conditions de détention sont l’ennui, les comportements stéréotypés qui en découlent, le stress, l’anxiété, la frustration, la dépression – et, précise-t-il, cela peut aller jusqu’à la mort ». 

Le chapiteau a-t-il un avenir sans les animaux ?", s’interroge We Demain

« Evidemment », rétorquent des grands cirques qui s’en passent depuis leurs origines. 

« C’est le sens de l’histoire », répondent ceux qui font le choix de la transition. 

En revanche, les tenants du cirque invoquent la défense d’un héritage culturel séculaire et l’avenir d’une profession//

Le 2 août dernier, Nicolas Hulot déclarait ne pas être favorable « à l’idée qu’on fasse du spectacle » avec des animaux captifs et annonçait la création d’un « groupe de réflexion sur le bien-être animal ». 

Mais, même si la loi française reconnait depuis 2016 les animaux comme « des êtres vivants doués de sensibilité », animalistes, scientifiques et ONG en appellent à la création de sanctuaires et refuges adaptés aux besoins de chaque espèce. 

Affaire à suivre donc …

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