Plaisir de lire

Le romancier norvégien Karl Ove Knausggard assiste à la cérémonie des Lions de la Bibliothèque 2015 le 2 novembre 2015 à New York.
Le romancier norvégien Karl Ove Knausggard assiste à la cérémonie des Lions de la Bibliothèque 2015 le 2 novembre 2015 à New York. ©AFP - Jemal Countess / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Le romancier norvégien Karl Ove Knausggard assiste à la cérémonie des Lions de la Bibliothèque 2015 le 2 novembre 2015 à New York. ©AFP - Jemal Countess / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Le romancier norvégien Karl Ove Knausggard assiste à la cérémonie des Lions de la Bibliothèque 2015 le 2 novembre 2015 à New York. ©AFP - Jemal Countess / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Le dernier numéro du mensuel "Lire" vaut le détour. Il réunit, sur une centaine de pages, des analyses littéraires sensibles, des interviews passionnantes, ainsi que des extraits de livres à paraître. C’est une édition absolument délicieuse.

Exemple, le très beau papier de Christine Ferniot consacré à l’écrivain Charles Juliet, qui soixante ans après les pages initiales de son premier Journal (entamé en 1957) conserve cette même nécessité intérieure, tandis que son fidèle éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, publie le tome IX de cette entreprise magistrale.

Charles Juliet écrit dans "Gratitude", le neuvième tome de son journal que "ce qui monte du tréfonds exige d’être écrit dans une langue nue. Une exigence est là, intraitable. Elle me possède et je dois lui obéir. Il s’agit d’une exigence éthique dont la racine est logée au plus profond de l’être". 

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A la fin de ce journal l’écrivain se demande:

Pourquoi passer des heures à rassembler des mots qui un jour n’auront plus d’existence?"

"Cher Charles Juliet", réponds Christine Ferniot, "nous avons une réponse simple à votre question : pour nous, tout simplement". 

A lire également l’interview de l’écrivain Charles Dantzig qui signe un "Traité des gestes", un essai aux aphorismes inspirés qui nous met face à la réalité de nos expressions corporelles parfois les plus triviales.

Mais aussi la chronique de Philippe Alexandre qui évoque la demi-douzaine de livres qui viennent de sortir et consacrés à "la chute de la maison Hollande". 

"Quelques fois", dit-il un brin amusé, "la vie politique nous réserve de belles tragédies ou tragi-comédies bien juteuses, saignantes et pour tout dire, passionnées. Ce n’est pas si fréquent, ce mois-ci, la fin du président Hollande inonde les libraires". 

Lire a également sélectionné les 20 meilleurs livres de l’année. Le trophée de meilleur livre de l’année a été remis ex-aequo au romancier norvégien Karl Ove Knausgaard pour "Aux confins du monde" et au grand écrivain italien Claudio Magris pour "Classé sans suite". 

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